mercredi 21 octobre 2009

Le roman de l'été, de Nicolas Fargues

Bon bah, bof.

Après J'étais derrière toi, que j'avais adoré, je dois avouer que je suis un peu déçue. Je m'attendais à quelque chose d'incisif, de rapide, de frais, et le résultat traîne un peu la patte.

Voici le résumé d'Evene :
Ce sont les vacances dans le Cotentin. John a 55 ans et veut se consacrer à la littérature. Mary, sa fille, doit venir avec son compagnon et une amie. Jean sera bientôt retraité des chantiers navals. Il voudrait percer une ouverture dans le mur de sa maison afin de voir la mer. Or, ce mur donne chez John, il faut son accord. L'histoire raconte les chassés-croisés entre les deux familles.

Une fois qu'on a dit ça, on a à peu près tout dit. Cette fois, c'est avec la critique des Inrockuptibles que je suis d'accord :
'Nicolas Fargue poursuit sa satire d'une comédie humaine avec son lot de clichés, mais en diluant un peu trop son acidité.'

Trop de clichés, c'est le principal reproche que je ferais à ce roman. Ça balance de partout, mais on ne comprends pas pourquoi, comme si c'était un peu gratuit. Les personnages manquent de profondeur, donc de réalisme, alors même que le roman voudrait raconter l'histoire de gens ordinaires, dans lesquels on devrait se reconnaître. La caricature manque de mordant. Notamment, on reconnait PPDA (je crois), sous les trait d'un journaliste-écrivain à l'ego un peu démesuré (je ne nie pas), mais on ne saisit pas vraiment à quoi sert cette caricature à la fois un peu méchante mais pas suffisamment acerbe pour relayer un parti-pris clair.

Bon, sinon, l'écriture se tient, elle est propre, l'histoire est cohérente, mais il manque quelque chose. Il y a du potentiel dans Le roman de l'été, quelque chose de très visuel (on verrait bien le roman adapté à l'écran), mais on reste sur sa fin. J'aurais aimé quelque chose d'un peu plus complet, d'un peu plus abouti pour trouver du plaisir à lire l'histoire de familles lambda.

Mais il manque le petit truc en plus, c'est dommage.

vendredi 16 octobre 2009

Tabouret en toile de Jouy ...

... ou la troisième vie d'un tabouret en bois. Après avoir servi tel quel (juste verni) puis repeint, le voilà habillé de tissus.

Après l'avoir décapé (la peinture était bleue et risquait de se voir au travers du tissu), je l'ai donc recouvert de toile de Jouy de deux couleurs. L'ensemble est assez facile à réaliser, quoique nécessitant un peu de rigueur, car les morceaux de tissu doivent être très ajustés aux différentes formes (pour tout vous dire, j'ai du faire quelques rajouts à l'arrière des pieds car j'avais fait une coupe un peu stricte).

Je suis assez contente du résultat, je n'ai plus qu'à trouver où placer ce petit tabouret!

mardi 13 octobre 2009

Tea for two (ou pas)

Deuxième réalisation après le miroir, un plateau.

Bon, j'ai voulu faire quelque chose d'un peu plus original: initialement je voulais inscrire le mot 'thé' sur le plateau, mais j'étais un peu contrainte par le nombre de carreaux dont je disposais... Le choix des carreaux blancs pour l'inscription n'était en outre peut-être pas très judicieux car le joint blanc se confond avec... Bref, au final, ça donne une forme plutôt abstraite (personne n'arrive à me dire au premier coup d'oeil ce qui est inscrit!) que je n'avais pas prévue.

L'autre hic, c'est que je n'avais plus suffisamment de colle spéciale mosaïque pour coller les carreaux, donc j'ai fini avec une colle vinylique bon marché que j'avais en stock et c'était une grave erreur : la colle a mis un temps fou à sécher, résultat, quand j'ai fait les joints, les carreaux ont légèrement bougé, et il a fallu que je m'y reprenne à 2 fois pour faire de jolis joints (et encore, c'est pas dit que mes carreaux ne tomberont pas dans quelques temps!). Conclusion (et c'est très souvent valable en bricolage) : ça ne sert à rien de vouloir faire des petites économies sur le matériel, il faut TOUJOURS prendre de la bonne qualité, quitte à payer un peu plus cher!

Donc au final, je trouve le résultat assez mitigé...

D'autres vies que la mienne, d'Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère, c'est l'auteur d'Un roman russe et de La classe de neige, dont j'ai déjà parlé. J'avais un a priori plutôt positif sur cet auteur, c'est pourquoi j'ai acheté son dernier roman, D'autres vies que la mienne. Évidemment, le titre interpelle : de quelles vies va nous parler ce romancier réputé très narcissique et qui se met en scène dans nombre de ses romans?

Je pique le résumé à Télérama (une fois n'est pas coutume), dont l'analyse du livre livrée ici me plaît bien :
Ces vies, ce sont celles de Philippe, Jérôme et Delphine, le grand-père et les parents de la petite Juliette, 4 ans, morte au Sri Lanka en décembre 2004, victime de l'énorme et meurtrière vague du tsunami. Celle aussi d'une autre Juliette, une jeune femme de 30 ans, sœur de la compagne d'Emmanuel Carrère, morte d'un cancer au cours de l'année 2005. Celles également de Patrice, le mari de Juliette, d'Emilie, de Clara et de Diane, leurs trois petites filles. Celle encore d'Etienne, qui fut l'ami de Juliette, partageant avec elle un handicap physique lié au cancer – une jambe amputée pour lui, une jambe inerte pour elle –, ainsi qu'une aspiration aiguë à la justice qui les avait fait tous deux entrer dans la magistrature et se vouer à défendre notamment des personnes et des ménages surendettés, en situation de grande précarité sociale et morale.

Voilà, il s'agit de vies ordinaires, de destins malheureux comme on en croise souvent, mais dont on parle peu, et c'est la raison pour laquelle le roman a une résonance particulière, d'autant que ces destins sont 'réels' _ on n'y peut rien, mais les histoires vraies nous touchent plus. Le tout est servi, évidemment, par une écriture précise et fluide.

Un roman certes difficile mais que je recommande.

Miroir en mosaïque


Depuis le temps que je voulais essayer la mosaïque : voilà, c'est désormais chose faite!

Pour débuter, j'ai opté pour un humble petit miroir et des carreaux suffisamment gros pour ne pas m'engouffrer dans un travail titanesque.

Une fois les carreaux positionnés, il suffit de les coller avec une colle spéciale mosaïque. Lorsque la colle est sèche (c'est assez rapide), il faut faire le joint, et là, c'est un coup de main à prendre : il ne doit pas être trop épais, pour que le résultat soit lisse, mais pas non plus trop liquide, sous peine de ne jamais sécher et de salir les carreaux.

Voilà, je suis assez contente du résultat, le miroir va trouver sa place dans la chambre de ma petite puce!


lundi 12 octobre 2009

Maxi-bavoirs pour mini-fille

J'en avais marre des bavoirs trop petits ou trop pénibles à attacher.
Ma solution : un modèle fait-maison, à scratcher.

Deux côtés à coudre endroit contre endroit, on retourne, et hop, le tour est joué. C'était tellement simple que j'en ai fait une panoplie, avec mes restes de tissus.


Modèles version rouge


Modèles version bleue

Ca vous plaît?

samedi 10 octobre 2009

J'étais derrière toi, de Nicolas Fargues


J'ai adoré! C'est un roman ultra facile à lire, mais n'allez pas croire qu'il n'est pas travaillé, bien au contraire.

Voici le résumé d'evene (comme souvent, je suis à fond d'accord avec leur critique) :
C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre.

Sur le mode de la conversation, Nicolas Fargues raconte donc cette banale histoire. Roman ou autofiction déguisée, on s'en fiche un peu, l'essentiel c'est qu'on s'attache à ce personnage, qu'on a envie de savoir ce qu'il va faire, qu'on le sent pris dans un dilemme vieux comme le monde mais dont il est toujours aussi difficile de sortir. Bref, on dévore ce livre comme on boirait les paroles d'un copain qui nous raconte son histoire, et on aurait presque envie de lui répondre de temps en temps et de lui donner des conseils.

A lire, absolument, et par tout le monde!