mercredi 9 septembre 2009

Mes lectures de l'été (1/3)




Petit récapitulatif accéléré de mes lectures estivales :

Mille Soleils Splendides, de Khaled Hosseini
L'auteur des Cerfs-Volants de Kaboul nous emmène à nouveau en Afghanistan. Il y raconte l'histoire de deux femmes de deux générations différentes, mais dont les destins vont s'entremêler, chacune étant l'épouse du même homme. Le récit s'étend sur de nombreuses décennies, permettant d'éclairer l'histoire de Kaboul, et l'évolution de la condition des femmes en Afghanistan au fur et à mesure des changements politiques subis par le pays.
De fait, le récit est instructif, car l'auteur est éminemment connaisseur et impliqué. La trame de l'histoire est bien construite, les rebondissements bien présents, et la lecture en est aisée. Néanmoins, j'ai trouvé quelque chose d'un peu moins original que dans Les Cerfs-Volants de Kaboul, l'histoire étant plus 'linéaire' et le sujet moins romanesque.
Cela reste tout de même une lecture à faire, car l'écriture est fluide et la dimension éducative certaine.

L'élégance du Hérisson, de Muriel Barbery
Difficile d'échapper au roman sorti en poche dans le cadre de la sortie du film tiré du livre, en tête de gondole dans toutes les librairies au début de l'été. La curiosité m'a happée, j'ai donc décidé d'entreprendre la lecture de ce roman que j'avais toujours repoussée. Je passe sur l'histoire, que tout le monde connaît (une concierge, une jeune adolescente, un japonais, tous trois habitant dans le même immeuble parisien, qui, malgré les éléments, vont se lier d'une amitié toute particulière).
Mon avis est assez mitigé.
Je salue l'originalité de l'histoire, les personnages attachants, l'écriture assez incisive.
Par contre, je trouve qu'il y a certaines longueurs, notamment certains passages qui me semblent être de l'étalage culturel, comme si l'auteur avait voulu montrer l'ampleur de ses connaissances_en matière littéraire, philosophique, sociologique, etc. Mais surtout, c'est la fin de l'histoire qui m'a semblée terriblement décevante, à l'aune des promesses que l'histoire porte pourtant. Une fin un peu 'facile' somme toute, éludant l'ensemble des problématiques exposées tout au long du roman.

Falaises, d'Olivier Adam
Olivier Adam est l'auteur du roman Je vais bien, ne t'en fais pas, dont a été tiré le film du même nom (avec Kad Merad et Mélanie Laurent). Je découvre cet auteur avec Falaises, un récit raconté à la première personne, et semble-t-il presque autobiographique : le narrateur revient, vingt ans jour pour jour après le suicide de sa mère, sur cet événement et sur les années qui ont suivi, son parcours, sa construction_ bancale et à jamais marquée par la mort de sa mère. C'est un roman sombre, mais fabuleusement bien écrit, profond, simple mais sans concession.
Voici sans doute pour moi un nouvel auteur fétiche

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