lundi 20 avril 2009

Madeleine, d'Amanda Sthers

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Amanda Sthers, ex-femme de Patrick Bruel, mère de ses 2 enfants, et dont le talent semblait reconnu... Tout celà m'intriguait.

Et c'est à l'occasion d'une commande sur le site de la Fnac que, marketing aidant puisque le livre est récemment sorti en poche, je me suis procuré Madeleine, son 4ème livre si mes calculs sont bons. (après Ma place sur la photo (un récit autobiographique) en 2004, Chicken street en 2005 (roman) et Le Vieux Juif blonde (une pièce de théâtre) en 2006).

Vous pouvez aller sur le site Evene pour avoir le résumé, bien que, selon moi , il n'y ait pas vraiment intérêt à savoir 'de quoi ça parle'. J'aime bien l'extrait choisi pour la 4ème de couverture, qui me paraît suffisant, et me semble donner un bonne idée de l'ambiance du roman :

"Il l'a vouvoyée, il n'a parlé de rien. Ni de maisons, ni de ce lit, ni de cette fois. Est-ce un rendez-vous? Une deuxième visite? Il a donné l'heure d'arrivée de son avion. Le même, même jour. Déjà deux moi plus tard. Le souvenir est bien là, brûlant sur les cuisses de Madeleine. Est-ce qu'il faut aller chez le coiffeur? Du noir, ça mincit, mais la peur aussi, le lointain. Du marine? Du marron? Du temps, pas beaucoup? Que dit-elle? Elle dit oui, je vous attendrai. Le silence est long. "Vous me reconnaîtrez?" essaie-t-elle. Il ne répond même pas. Elle ne sait pas comment elle attrape un homme, ils lui glissent entre les doigts comme du vif-argent, et celui-là est plus qu'un homme. Il est celui qu'elle aime, celui qu'elle attendait."

Le tout se passe en Bretagne, et l'ambiance y est, la pluie, la grisaille, l'envie de rentrer dans un café bien chauffé, les crêpes brûlantes... Madeleine est sûrement une fille ordinaire, et c'est pour celà qu'elle est attachante. Elle l'est aussi parce que les phrases sont courtes, incisives, vont à l'essentiel et nous permettent ainsi de la saisir, Madeleine, et de la comprendre.

Belle entrée en matière donc dans l'univers d'Amanda Sthers, que j'inscris désormais dans la liste des 'vrais' écrivains (pardonnez-moi d'en avoir douté, mais je me méfie toujours des auteurs médiatisés...). Il me tarde désormais de découvrir ses autres écrits, dont le dernier, Keith me, a été publié l'an dernier.

Evidemment, je recommande.

Et vous, connaissez-vous Amanda Sthers?

vendredi 17 avril 2009

Tabliers : déclinaison

Déclinaison avec bavette

J'amortis le patron du tablier sans bavette de Marie-Claire Idée en le déclinant...

Avec ou sans volants, j'ai également tenté le coup en rajoutant une bavette, car force est de constater que pour faire la cuisine, mieux vaut un bon grand tablier.

NB : j'avais demandé au photographe de ne prendre QUE les tabliers en photos (sans ma tête quoi) mais il est tellement amoureux ;-) qu'il n'a pas supporté de me couper en 2. Résultat : on me voit malade, fatiguée, et pas maquillée _ mais je n'ai pas le temps de retailler les photos, donc c'était ça ou rien!

Toile de jouy et toile à torchon, très vintage.

Des ronds acidulés pour aller avec le décor orange de chez ma tante

Du vert pomme et du turquoise, pour donner bonne mine à ma grande soeur qui travaille trop.

Re de la toile de Jouy et des fleurs en prime pour le printemps

Des modèles vraiment simples à réaliser, j'ai adoré faire le mélange des couleurs.

jeudi 16 avril 2009

Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas

Le 5 janvier dernier, alors que tous les convives avaient déserté la maison un temps envahie peour les fêtes de fin d'année, et que je désespérais de n'avoir pas encore accouché, j'ai décidé de tuer l'attente en entamant un bon gros roman classique : Le Comte de Monte-Cristo. Au programme, 2 tomes de 700 pages : ma petite pouvait bien se faire attendre encore 3 semaines, je ne risquais pas de m'ennuyer.

Elle a finalement pointé le bout de son nez le 11, et le temps s'est arrêté autour de la 400ème page. Puis plus rien pendant, pffff, au moins un mois. Mais comme je n'abandonne jamais une lecture, surtout quand elle me plait, je me suis ressaisie, organisée, et j'ai repris ma lecture.

Le 5 avril dernier, je lisai la dernière page du 2ème tome. Trois mois donc pour achever un livre, c'est mon record, à n'en pas douter.

Mais le jeu en valait la chandelle. Car ce sont 1400 pages qu'on lit avec une facilité déconcertante, l'intrigue à la Dumas nous tient, et puis c'est si bien écrit, souvent je m'arrêtais au milieu d'une page pour me dire 'Mais c'est incroyable, d'où sort-il ces phrases à la fois si simples et si précises?'.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, je renvoie à la page Wikipédia, plutôt bien faite.

Dumas (j'avais déjà lu Les Trois Mousquetaires quand j'étais ado, et La Reine Margot pendant ma grossesse) a ceci d'incroyable qu'il me semble accessible à tout lecteur, jeune, vieux, intello ou pas : je recommande donc évidemment!

Et vous, aimez-vous Dumas ?