vendredi 11 décembre 2009

Déco : chambre d'amis romantique

Des rideaux en toile de Jouy bleue,
Des coussins et une couverture prunes pour réhausser le tout,
Un gros coussin bariolé de chez Ikéa,


Un meuble Ikéa (10 ans d'âge!) que j'avais repeint l'an dernier,
Un miroir également repeint qui datait de mes 18 ans,

Détail du meuble

Une armoire que j'avais déjà revisitée, et que j'ai redécapée pour la repeindre,
Une vieille lampe dont j'ai changé l'abat-jour (Ikéa toujours),



Et une étagère vieille comme le monde qui trouve une nouvelle jeunesse avec des barreaux bleus et des étagères recouvertes de tissu écru.

J'en ai profité pour ranger mes livres par ordre alphabétique!

dimanche 1 novembre 2009

Albums photo


Deuxième série d'albums photos, suite à la première en cartonnage.

Sur ces deux albums, j'ai encollé du tissu, puis ajouté du papier, du carton ondulé, quelques plumes et fleurs, pour un ensemble résolument bucolique.

mercredi 21 octobre 2009

Le roman de l'été, de Nicolas Fargues

Bon bah, bof.

Après J'étais derrière toi, que j'avais adoré, je dois avouer que je suis un peu déçue. Je m'attendais à quelque chose d'incisif, de rapide, de frais, et le résultat traîne un peu la patte.

Voici le résumé d'Evene :
Ce sont les vacances dans le Cotentin. John a 55 ans et veut se consacrer à la littérature. Mary, sa fille, doit venir avec son compagnon et une amie. Jean sera bientôt retraité des chantiers navals. Il voudrait percer une ouverture dans le mur de sa maison afin de voir la mer. Or, ce mur donne chez John, il faut son accord. L'histoire raconte les chassés-croisés entre les deux familles.

Une fois qu'on a dit ça, on a à peu près tout dit. Cette fois, c'est avec la critique des Inrockuptibles que je suis d'accord :
'Nicolas Fargue poursuit sa satire d'une comédie humaine avec son lot de clichés, mais en diluant un peu trop son acidité.'

Trop de clichés, c'est le principal reproche que je ferais à ce roman. Ça balance de partout, mais on ne comprends pas pourquoi, comme si c'était un peu gratuit. Les personnages manquent de profondeur, donc de réalisme, alors même que le roman voudrait raconter l'histoire de gens ordinaires, dans lesquels on devrait se reconnaître. La caricature manque de mordant. Notamment, on reconnait PPDA (je crois), sous les trait d'un journaliste-écrivain à l'ego un peu démesuré (je ne nie pas), mais on ne saisit pas vraiment à quoi sert cette caricature à la fois un peu méchante mais pas suffisamment acerbe pour relayer un parti-pris clair.

Bon, sinon, l'écriture se tient, elle est propre, l'histoire est cohérente, mais il manque quelque chose. Il y a du potentiel dans Le roman de l'été, quelque chose de très visuel (on verrait bien le roman adapté à l'écran), mais on reste sur sa fin. J'aurais aimé quelque chose d'un peu plus complet, d'un peu plus abouti pour trouver du plaisir à lire l'histoire de familles lambda.

Mais il manque le petit truc en plus, c'est dommage.

vendredi 16 octobre 2009

Tabouret en toile de Jouy ...

... ou la troisième vie d'un tabouret en bois. Après avoir servi tel quel (juste verni) puis repeint, le voilà habillé de tissus.

Après l'avoir décapé (la peinture était bleue et risquait de se voir au travers du tissu), je l'ai donc recouvert de toile de Jouy de deux couleurs. L'ensemble est assez facile à réaliser, quoique nécessitant un peu de rigueur, car les morceaux de tissu doivent être très ajustés aux différentes formes (pour tout vous dire, j'ai du faire quelques rajouts à l'arrière des pieds car j'avais fait une coupe un peu stricte).

Je suis assez contente du résultat, je n'ai plus qu'à trouver où placer ce petit tabouret!

mardi 13 octobre 2009

Tea for two (ou pas)

Deuxième réalisation après le miroir, un plateau.

Bon, j'ai voulu faire quelque chose d'un peu plus original: initialement je voulais inscrire le mot 'thé' sur le plateau, mais j'étais un peu contrainte par le nombre de carreaux dont je disposais... Le choix des carreaux blancs pour l'inscription n'était en outre peut-être pas très judicieux car le joint blanc se confond avec... Bref, au final, ça donne une forme plutôt abstraite (personne n'arrive à me dire au premier coup d'oeil ce qui est inscrit!) que je n'avais pas prévue.

L'autre hic, c'est que je n'avais plus suffisamment de colle spéciale mosaïque pour coller les carreaux, donc j'ai fini avec une colle vinylique bon marché que j'avais en stock et c'était une grave erreur : la colle a mis un temps fou à sécher, résultat, quand j'ai fait les joints, les carreaux ont légèrement bougé, et il a fallu que je m'y reprenne à 2 fois pour faire de jolis joints (et encore, c'est pas dit que mes carreaux ne tomberont pas dans quelques temps!). Conclusion (et c'est très souvent valable en bricolage) : ça ne sert à rien de vouloir faire des petites économies sur le matériel, il faut TOUJOURS prendre de la bonne qualité, quitte à payer un peu plus cher!

Donc au final, je trouve le résultat assez mitigé...

D'autres vies que la mienne, d'Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère, c'est l'auteur d'Un roman russe et de La classe de neige, dont j'ai déjà parlé. J'avais un a priori plutôt positif sur cet auteur, c'est pourquoi j'ai acheté son dernier roman, D'autres vies que la mienne. Évidemment, le titre interpelle : de quelles vies va nous parler ce romancier réputé très narcissique et qui se met en scène dans nombre de ses romans?

Je pique le résumé à Télérama (une fois n'est pas coutume), dont l'analyse du livre livrée ici me plaît bien :
Ces vies, ce sont celles de Philippe, Jérôme et Delphine, le grand-père et les parents de la petite Juliette, 4 ans, morte au Sri Lanka en décembre 2004, victime de l'énorme et meurtrière vague du tsunami. Celle aussi d'une autre Juliette, une jeune femme de 30 ans, sœur de la compagne d'Emmanuel Carrère, morte d'un cancer au cours de l'année 2005. Celles également de Patrice, le mari de Juliette, d'Emilie, de Clara et de Diane, leurs trois petites filles. Celle encore d'Etienne, qui fut l'ami de Juliette, partageant avec elle un handicap physique lié au cancer – une jambe amputée pour lui, une jambe inerte pour elle –, ainsi qu'une aspiration aiguë à la justice qui les avait fait tous deux entrer dans la magistrature et se vouer à défendre notamment des personnes et des ménages surendettés, en situation de grande précarité sociale et morale.

Voilà, il s'agit de vies ordinaires, de destins malheureux comme on en croise souvent, mais dont on parle peu, et c'est la raison pour laquelle le roman a une résonance particulière, d'autant que ces destins sont 'réels' _ on n'y peut rien, mais les histoires vraies nous touchent plus. Le tout est servi, évidemment, par une écriture précise et fluide.

Un roman certes difficile mais que je recommande.

Miroir en mosaïque


Depuis le temps que je voulais essayer la mosaïque : voilà, c'est désormais chose faite!

Pour débuter, j'ai opté pour un humble petit miroir et des carreaux suffisamment gros pour ne pas m'engouffrer dans un travail titanesque.

Une fois les carreaux positionnés, il suffit de les coller avec une colle spéciale mosaïque. Lorsque la colle est sèche (c'est assez rapide), il faut faire le joint, et là, c'est un coup de main à prendre : il ne doit pas être trop épais, pour que le résultat soit lisse, mais pas non plus trop liquide, sous peine de ne jamais sécher et de salir les carreaux.

Voilà, je suis assez contente du résultat, le miroir va trouver sa place dans la chambre de ma petite puce!


lundi 12 octobre 2009

Maxi-bavoirs pour mini-fille

J'en avais marre des bavoirs trop petits ou trop pénibles à attacher.
Ma solution : un modèle fait-maison, à scratcher.

Deux côtés à coudre endroit contre endroit, on retourne, et hop, le tour est joué. C'était tellement simple que j'en ai fait une panoplie, avec mes restes de tissus.


Modèles version rouge


Modèles version bleue

Ca vous plaît?

samedi 10 octobre 2009

J'étais derrière toi, de Nicolas Fargues


J'ai adoré! C'est un roman ultra facile à lire, mais n'allez pas croire qu'il n'est pas travaillé, bien au contraire.

Voici le résumé d'evene (comme souvent, je suis à fond d'accord avec leur critique) :
C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre.

Sur le mode de la conversation, Nicolas Fargues raconte donc cette banale histoire. Roman ou autofiction déguisée, on s'en fiche un peu, l'essentiel c'est qu'on s'attache à ce personnage, qu'on a envie de savoir ce qu'il va faire, qu'on le sent pris dans un dilemme vieux comme le monde mais dont il est toujours aussi difficile de sortir. Bref, on dévore ce livre comme on boirait les paroles d'un copain qui nous raconte son histoire, et on aurait presque envie de lui répondre de temps en temps et de lui donner des conseils.

A lire, absolument, et par tout le monde!

lundi 14 septembre 2009

Mes lectures de l'été (3/3)


Suite est fin du récpitulatif de mes lectures de l'été :

Le rapport de Brodeck, de Philippe Claudel
Philippe Claudel est un génie. J'idolâtre depuis ses débuts cet auteur aux œuvres sombres, dont l'action se situe dans des terres que je connais bien pour y avoir des racines, les mêmes que Philippe Claudel, aux confins de l'Alsace et de la Lorraine. Mais alors là, avec Le rapport de Brodeck, je me mets à genou et je tire mon chapeau encore plus bas.
Au dos du Livre de Poche, on dit du roman qu'il a quelque chose de Julien Gracq (lorsque j'étais en prépa, Le Rivage des Syrtes m'avait laissée pantoise : une histoire que l'on ne parvient à situer ni sur l'échelle du temps, ni sur celle de l'espace, et qui pourtant vous tient en haleine du début à la fin) et de Primo Lévi. Cela résume bien les sensations que l'on a en lisant le roman.
La trame de l'histoire tient en une ligne : Brodeck, le seul lettré du village, se voit confier la charge d'écrire un rapport sur un événement ayant secoué les habitudes de cette bourgade. Nul besoin d'en dire plus, il faut lire ce roman, ce rapport. Les contours du temps et de l'espace sont flous, donnant au propos une forme universelle. La construction narrative est faite de va et vient dans le passé, on devine la Shoah qui jamais n'est nommée. On suppose que les personnages, nombreux, évoluent dans l'Est de la France, mais aucun lieu n'est défini, on ne peut qu'imaginer.
La lecture est une somme de sensations. Le roman est un chef d'œuvre d'imagination; l'écriture, si travaillée, un chef d'oeuvre de simplicité.
Incroyable.

Fragments d'une femme perdue, de Patrick Poivre d'Arvor
Ah là, on change de registre. Pas question de comparer Claudel et PPDA, évidemment. Mais force est de constater que le dernier roman de PPDA (sorti en août) m'a terriblement décue. J'aime pourtant généralement ses romans, et j'avais particulièrement apprécié le dernier en date, co-écrit avec son frère Olivier : J'ai tant rêvé de toi. Un ouvrage travaillé, bien construit, fluide, prenant.
Fragments d'une femme perdue est un ramassis de propos désarticulés et souvent incohérents. Le roman a une construction éclatée, faite de lettres éparses et de compte-rendus de narrateurs divers. Soit. Mais cela ne sert en rien l'histoire, que l'on a du mal à suivre. Alors on essaie de se pencher sur les sensations : peut-être le roman, à défaut de 'raconter' quelque chose, a-t-il plutôt vocation à évoquer une atmosphère? Mais là encore, rien.
J'avais entendu que l'ancienne compagne de PPDA se retrouvait dans ce roman évoquant une femme manipulatrice, Violette, dont s'éprend Alexis, une 'personnalité', et préparait un ouvrage en forme de droit de réponse. Si effectivement ce roman est une vengeance, c'est bien bas;.Cela ne me gène pas que les romanciers puisent dans leur histoire personnelle, au contraire. A condition que le tout ait une forme romanesque et que le lecteur puisse trouver un intérêt 'universel' à lire cette histoire. Ici, l'oeuvre semble baclée, inachevée, comme effectivement un trop-plein de rancoeur que l'auteur aurait eu à déverser (trop) rapidement. Du coup, la qualité littéraire s'en ressent.
Le sujet aurait pu faire un beau roman, celui d'une passion impossible et dévastatrice; mais il eut fallu, à mon avis, que l'auteur prenne du recul et ne s'empresse pas d'écrire, comme cela semble avoir été le cas.

Un roman français, de Frédéric Beigbeder
Autre actualité de la rentrée littéraire, autre auteur cher à mon coeur. C'est un nouveau ton que l'on découvre dans Un roman français : plus calme, plus tempéré, presque mélancolique, et on aime ça. L'enfant terrible de la littérature française semble être devenu adulte.
C'est d'ailleurs dans son enfance qu'il se replonge, à l'occasion d'une garde-à-vue virant au cauchemar. Pour usage de stupéfiant sur la voie publique, Beigbeder se retrouve pendant 24 heures dans l'enfer de la garde à vue. Il en profite, évidemment, pour égratigner la République policière de SarkoLand, mais le propos n'est pas là : c'est du fond de son cachot que l'auteur replonge dans son enfance, dont il pense n'avoir aucun souvenir, et qui finalement devient l'objet du roman.
Beigbeder étant un génie, il parvient aisément à déplacer son histoire personnelle sur un plan presque universel : il parle de lui, oui, mais pour évoquer la France; il parle de ses parents, de son frère, de sa fille, mais pour que chacun se retrouve. L'écriture est intime, le personnage souvent attendrissant, mais jamais pathétique.
Beigbeder a selon moi évité évité l'écueil principal du roman autobiographique, le nombrilisme narcissique, et, à ce titre, maintient sa position dans ma top-list de mes auteurs préférés!

jeudi 10 septembre 2009

Mes lectures de l'été (2/3)

Suite du récapitulatif de mes lectures estivales :

No et moi, de Delphine de Vigan
Belle surprise, j'ai découvert Delphine de Vigan par hasard, et j'ai vraiment beaucoup aimé. L'histoire de No et moi ? Une adolescente surdouée, Lou Bertignac, rencontre par hasard No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle qui vit dans la rue. Lou entreprend alors de la sauver et de changer le cours de ce destin injuste. Le roman raconte l'amitié naissante entre les deux jeunes filles, les aléas de leur relation, les hauts et les bas de No, les tentatives désespérées de Lou pour braver l'ordre des choses.
J'adore l'écriture de Delphine de Vigan, simple et soignée, le ton du récit, jamais pathétique. C'est ainsi que j'ai décidé dans la foulée de lire Jours sans faim, du même auteur.

Jours sans faim, de Delphine de Vigan alias Lou Delvig
Jours sans Faim est le premier roman de Delphine de Vigan, publié sous le pseudonyme de Lou Delvig.
L'histoire : Laure, une jeune anorexique de 19 ans, est hospitalisée au dernier stade de la maladie. Sur le chemin de la guérison, elle comprend peu à peu les raisons de son mal de vivre.
J'aime bien la page d'evene sur le roman (résumé, commentaires et interview de l'auteur). C'est après la lecture du livre que j'ai appris que l'inspiration en était autobiographique.
Le sujet est difficile, le traitement est parfait : pas larmoyant, sobre, juste. On en oublie presque qu'il s'agit d'anorexie, car le cheminement de Laure rappelle celui, plus général, de toute jeune fille simplement en train de devenir adulte.
A lire, vraiment.

Le nouvel amour, de Philippe Forest
Alors, là, décevant. Le sujet me plaisait bien pourtant : le narrateur conte l'histoire d'un nouvel amour, surgi après un traumatisme profond, la mort de sa fille. Raconter l'histoire du possible bonheur après un chagrin aussi grand, c'était plein de promesses.
Pourtant, le roman parait nombriliste, petit parfois et, selon moi, pas à la hauteur de ce que j'attendais. Il y a de très beaux passages, certes. Des belles phrases, des réflexions pertinentes: au début, j'ai cru que le récit allait prendre son envol. Mais non. Peut-être parce que cette histoire d'amour se situe aux confins de l'infidélité, peut-être parce que le récit est largement axé sur le sexe, dans tous les cas, l'histoire reste à terre. Je n'ai pas senti ce 'nouvel amour' si prometteur, que j'attendais plus pur, plus grand, plus salvateur.
Déçue donc.
Néanmoins, comme j'ai trouvé le style de l'auteur plutôt travaillé, je pense que je retenterai la lecture d'un autre ouvrage pour me faire une idée définitive.

Le Liseur, de Bernard Schlink
J'ai toujours envie de lire les romans avant la sortie des films dont il sont tirés. Comme j'ai très envie de regarder The Reader (avec Kate Winslet et Ralph Finnes_l'un de mes acteurs préférés), largement salué par la critique, j'ai d'abord lu le roman.
J'ai un avis mitigé. L'histoire est assez prenante, le roman se lit plutôt facilement. L'écriture est soignée, peut-être un peu trop propre justement. C'est peut-être parce que l'auteur exerce la profession de juge que son style est au final si lisse. Il est d'ailleurs l'auteur principalement de romans policiers (une catégorie d'ouvrages que je ne lis jamais).
Néanmoins, l'intrigue est bien menée, le roman carré. J'attends de voir le film pour confirmer que la lecture du roman n'apporte pas plus que le visionnage du film.

mercredi 9 septembre 2009

Mes lectures de l'été (1/3)




Petit récapitulatif accéléré de mes lectures estivales :

Mille Soleils Splendides, de Khaled Hosseini
L'auteur des Cerfs-Volants de Kaboul nous emmène à nouveau en Afghanistan. Il y raconte l'histoire de deux femmes de deux générations différentes, mais dont les destins vont s'entremêler, chacune étant l'épouse du même homme. Le récit s'étend sur de nombreuses décennies, permettant d'éclairer l'histoire de Kaboul, et l'évolution de la condition des femmes en Afghanistan au fur et à mesure des changements politiques subis par le pays.
De fait, le récit est instructif, car l'auteur est éminemment connaisseur et impliqué. La trame de l'histoire est bien construite, les rebondissements bien présents, et la lecture en est aisée. Néanmoins, j'ai trouvé quelque chose d'un peu moins original que dans Les Cerfs-Volants de Kaboul, l'histoire étant plus 'linéaire' et le sujet moins romanesque.
Cela reste tout de même une lecture à faire, car l'écriture est fluide et la dimension éducative certaine.

L'élégance du Hérisson, de Muriel Barbery
Difficile d'échapper au roman sorti en poche dans le cadre de la sortie du film tiré du livre, en tête de gondole dans toutes les librairies au début de l'été. La curiosité m'a happée, j'ai donc décidé d'entreprendre la lecture de ce roman que j'avais toujours repoussée. Je passe sur l'histoire, que tout le monde connaît (une concierge, une jeune adolescente, un japonais, tous trois habitant dans le même immeuble parisien, qui, malgré les éléments, vont se lier d'une amitié toute particulière).
Mon avis est assez mitigé.
Je salue l'originalité de l'histoire, les personnages attachants, l'écriture assez incisive.
Par contre, je trouve qu'il y a certaines longueurs, notamment certains passages qui me semblent être de l'étalage culturel, comme si l'auteur avait voulu montrer l'ampleur de ses connaissances_en matière littéraire, philosophique, sociologique, etc. Mais surtout, c'est la fin de l'histoire qui m'a semblée terriblement décevante, à l'aune des promesses que l'histoire porte pourtant. Une fin un peu 'facile' somme toute, éludant l'ensemble des problématiques exposées tout au long du roman.

Falaises, d'Olivier Adam
Olivier Adam est l'auteur du roman Je vais bien, ne t'en fais pas, dont a été tiré le film du même nom (avec Kad Merad et Mélanie Laurent). Je découvre cet auteur avec Falaises, un récit raconté à la première personne, et semble-t-il presque autobiographique : le narrateur revient, vingt ans jour pour jour après le suicide de sa mère, sur cet événement et sur les années qui ont suivi, son parcours, sa construction_ bancale et à jamais marquée par la mort de sa mère. C'est un roman sombre, mais fabuleusement bien écrit, profond, simple mais sans concession.
Voici sans doute pour moi un nouvel auteur fétiche

lundi 29 juin 2009

Tom est mort, de Marie Darrieussecq

Voilà bien longtemps _ en fait, depuis que le livre est sorti, il y a 2 ans_ que je voulais m'attaquer à Tom est mort. Je ne m'attendais à rien, si ce n'est un roman sur la mort d'un enfant, avec tout ce que celà comporte : l'évocation du deuil, le plus douloureux selon moi, l'absence, le vide.

Tom est mort est un roman. On a du mal parfois à s'imaginer que c'est une fiction. On se demande d'où l'auteur puise ces mots, qui reconstituent de si près la réalité d'une mère qui a perdu son enfant.

C'est la mère qui raconte, 10 ans plus tard, la mort de son enfant. Ou son enfant mort. Ou son enfant avant sa mort, et son enfant après sa mort. Le roman prend la forme d'un journal. Des réflexions au jour le jour, 10 ans après. On reconstitue l'histoire au fur et à mesure des pages, et en sourdine. Il y a très peu de factuel, donc pas de racolage. On sait à peine de quoi est mort Tom, 4 ans et demi. Si bien qu'on se focalise sur l'essentiel : la mort d'un enfant.

La résumé d'Evene dit ce qu'il faut :
Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour, quelques moments passent sans qu'elle pense à lui. Alors, pour empêcher l'oubli, ou pour l'accomplir, aussi bien, elle essaie d'écrire l'histoire de Tom, l'histoire de la mort de Tom, elle essaie de s'y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu'en sachant qu'il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d'avant pareillement, comme s'il fallait tout se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s'en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c'est sûr, la vérité gît dans les détails.

Je suis également d'accord, globalement, avec la critique que le site en fait. L'écriture est incroyable, c'est à celà qu'on se fait à l'idée que c'est une fiction, car une mère lambda ne trouverait pas ces mots là. Grâce à ce style, on reconstitue l'état de la mère, ses pensées, son cheminement_si cheminement il y a, ce satané 'travail de deuil'. On lit, difficilement, car c'est long, long comme le deuil, l'absence, la vie qui doit continuer.


Le livre m'a donc paru remarquable. Néanmoins, deux réfléxions me viennent.

Tout d'abord, on devine que Tom est mort d'un accident; on s'imagine que la mère pourrait se sentir coupable. De quoi, on ne sait pas vraiment, puisque les circonstances de la mort de Tom ne sont révélées qu'à la dernière page. Grâce à son mari, la mère semble balayer sa culpabilité éventuelle. Mais suffit-il d'une parole rassurante pour se convaincre qu'on n'y est pour rien? La culpabilité semble absente de ces 10 années de souffrance, alors qu'en réalité, ce sentiment est tenace, et résiste souvent aux innombrables tentatives des tiers de nous rassurer. Il y a quelque chose d'indécent dans la manière dont cette mère se déculpabilise. Car, quel que soit l'accident, la fatalité en jeu, on ne peut, en tant que mère d'un enfant de 4 ans et demi, s'empêcher de se demander ce qu'on aurait pu faire pour éviter celà, quand bien même rien n'y aurait fait. Or cette question est quasi absente du roman. La mère pleure son enfant, crée une relation unilatérale avec lui, se concentre sur sa mort, oublie presque les circonstances, et avance ainsi.

Dans la continuité de cette réflexion m'en vient une seconde : la mère de Tom est également mère de deux autres enfants, Vince et Stella. Ils semblent disparaitre. La mère de Tom , presque, n'est plus que la mère d'un enfant mort. Il est évident que, de la même manière qu'on dit souvent que l'enfant le plus difficile d'une fratrie est souvent le plus aimé, l'enfant mort est porté sur un piedestal. Mais n'y a-t-il pas un temps pour cela? La mère de Tom, toute à son chagrin, ne semble pas, en 10 ans, avoir le sursaut nécessaire pour se souvenir qu'elle a deux autres enfants. C'est comme si elle les sacrifiait sur l'autel de leur frère mort. Elle triple sa douleur en tuant, d'une certaine manière, ses deux autres enfants.

Malgré tout, je ne veux pas faire de psychologie du deuil bon marché. Je me convaincs qu'il s'agit d'un roman, et que celui-ci n'a pas vocation à être objectif ni à faire le tour complet du deuil d'un enfant.
Mais c'est peut-être parce qu'il raconte si bien l'absence et la mort que l'on voudrait qu'il raconte également ce qu'il y a au-delà : la vie après la mort d'un enfant, et malgré elle.

lundi 15 juin 2009

Le temps des cerises

Je dois le dire, je suis assez fière de ma nappe en lin pleine de cerises.

Le principe : les cerises sont thermocollées, les queues brodées au point de chaînette et les feuilles cousues par la tige du milieu.

Rien d'original, puisque les explications viennent du dernier Marie-Claire Idées de l'été (regorgeant de créas géniales et fraîches, soit dit en passant!) :


J'ignorais évidemment ce qu'était le point de chaînette, et encore plus comment on le réalisait. Grâce au site dédié au bricolage pour enfants (!), Tête à modeler, j'ai trouvé les explications nécessaires et me suis lancée dans la broderie de 32 tiges de cerises. Évidemment laborieux, et j'avoue que plus le temps passait, plus les points s'agrandissaient...

Quant aux feuilles, j'aurais dû les coudre à la main au 'point arrière', pourtant simplissime, mais là encore, je n'ai pas eu la patience et j'ai cousu à la machine.

Le résultat néanmoins me plaît beaucoup.

J'ai tout ce qu'il faut pour faire des sets de table assortis.
Y a plus qu'à s'y mettre!

jeudi 11 juin 2009

La classe de neige d'Emmanuel Carrère


J'avais découvert Emmanuel Carrère en lisant Un roman russe que j'avais beaucoup aimé. Je me suis donc procuré La classe neige, Prix fémina 1995.

Nicolas part en séjour à la montagne avec sa classe. Ce devrait être un moment de plaisir, mais une menace pèse sur lui. On ignore de quoi il s'agit, mais la tension est palpable tout au long du roman.

La lecture de ce roman est difficile. Non que les qualités littéraires de l'auteur soient à remettre en cause _ au contraire, l'écriture et la construction sont irréprochables; l'histoire est bien menée, on attend la suite. Mais l'œuvre retrace les états d'âmes d'un petit garçon se posant beaucoup de questions, comprenant à demi-mots le danger, perturbé à force de trop penser. Et le coeur se serre face à ces réflexions d'adultes infligées par la force des choses à un enfant.

Bref, le prix Fémina est largement mérité à mon goût, je confirme que j'aime cet auteur, original _ le thème du livre l'est résolument_ et dont le style a néanmoins tout d'auteurs plus classiques: travaillé, recherché et fluide à la fois.

Je vais donc poursuivre la découverte d'Emmanuel Carrère!
Et vous, avez-vous lu La classe de neige? D'autres romans de l'auteur ?

samedi 30 mai 2009

Orgueil et préjugés, de Jane Austen


Maman m'avait offert ce livre à la maternité, mais il a d'abord fallu que j'en finisse avec le Comte de Monte-Cristo pour le démarrer. Je voulais attendre d'avoir vu le film tiré du roman avec Keira Neightley, mais je sens que ce ne sera pas avant des mois (bien que j'aie le DVD), donc je vais faire les choses en deux temps.

Je n'avais jamais lu Jane Austen auparavant, sûrement l'occasion ne s'était-elle pas présentée. C'est désormais chose faite et j'en suis ravie : j'ai adoré! Ce n'est pas comme si l'action était haletante, non, tout de même celà se passe dans l'Angleterre provinciale du 19ème siècle. Mais l'ambiance est tellement agréable, les personnages dépeints avec tant de vivacité et de perspicacité que le tout se lit facilement. Surtout _ et c'est ce que j'apprécie en général dans les 'classiques'_, cet ensemble reste éminemment actuel. Malgré la pudeur et les moeurs retenues de l'époque, on sent que les problématiques _de l'amour, du mariage, de l'amitié et de l'inimitié_sont les mêmes, le cheminement intellectuel et sentimental identique...

Alors voici très brièvement de quoi il s'agit (résumé tiré du site Evene, toujours) :
Elizabeth est l'une des cinq filles de Mr. et Mrs. Benneth qui espèrent bien voir l'une d'entre elles gagner le coeur de leur riche voisin. C'est pourtant l'arrivée du riche et orgueilleux Darcy qui retiendra l'attention de la jeune fille. De là, commence une intrigue reposant sur deux personnages que l'orgueil et la condition sociale séparent. Quelle sera l'évolution de leur relation?....

Le roman (que j'ai lu en français) est évidemment extrêmement bien écrit. Les dialogues sont savoureux _ je me demande toujours si les gens parlaient vraiment si bien à l'époque, tant les phrases sont recherchées, les sentiments si bien évoqués et les sensations si parfaitement nuancées_, les descriptions opportunes, l'action joliment menée ...

Bref, un paisible moment de lecture !

Barboteuse en liberty


Chantier commun avec Maman : nous avons confectionné cette petite barboteuse en Liberty que j'avais vue dans le Marie-Claire Idées (toujours...) de cet été.

Maman s'est chargée de faire le patron (chose ardue car il fallait multiplier par 3,33 toutes les mesures fournies dans les explications...), de découper les tissus et de préparer l'ensemble.

J'ai achevé le tout en expérimentant les fronces (aux jambes, aux manches et au décolleté) et la couture de l'empiècement. Le tout fut laborieux, comme à chaque fois que je fais quelque chose pour la première fois, d'autant qu'il y avait pas mal de couture à la main (empiècement et boutons pression à l'entrejambe).

Celà dit, je trouve le résultat très chouette, et ce genre de vêtement est parfait pour l'été : fluide, léger ... et fleuri, pour être dans l'air du temps !

Seul bémol : les boutons-pressions ne sont pas très costauds, et dès que j'attrape Lisa dans mes bras, le tout a tendance à s'ouvrir. Il parait qu'il existe des bandes de boutons-pressions, peut-être que cela tient mieux (en plus de l'avantage de n'avoir pas à coudre patiemment 5x2 boutons à la mano!).

Maintenant que le patron est fait, je pense que je vais en profiter pour faire un deuxième exemplaire.

Et vous, ça vous plaît?

mardi 19 mai 2009

Rangement de chaise fleuri

Dernière réalisation en date : un rangement en tissu pour chaise. A l'heure du wifi, les ordinateurs se baladent, et tout le bazar qui va avec : lunettes, papiers, bouquins... Pour éviter que le salon ne se transforme en bureau, j'ai donc fait ce rangement fleuri : deux grandes poches de part et d'autre de la chaise, doublées de petites pochettes.

Pour tout vous dire, je trouve l'idée astucieuse. Je l'ai piquée dans le hors-série Marie-Claire idées spécial Fleurs d'avril 2009 :

A la base, il s'agit de rangements pour le lit. J'ai décidé d'adapter la chose pour une chaise, et le tout fut ... laborieux.

D'abord, il fallait modifier les mesures, et c'est toujours difficile de suivre les explications à la lettre quand on a changé les données de base. Un peu de calcul et de logique en viennent à bout. Sauf que je ne suis jamais très rigoureuse dans la découpe des tissus, si bien que j'ai du faire du rabibochage au moment de la couture... pour finalement me rendre compte que l'assise de ma chaise n'était pas carrée, mais avait des bords en biais. Les poches ne tombaient donc pas droit, j'ai du faire une couture supplémentaire pour rattraper le tout. J'ai aussi eu un peu de mal pour coudre les soufflets, les explications de MCI étant souvent sommaires et réservées aux expertes. Il faut dire que c'était une réalisation 3 étoiles...

Bref, c'était un peu du bricolage. Le résultat final est globalement sympa, mais je dois avouer que la finition n'est pas parfaite.

Je pense que je récidiverai pour une autre chaise (ou un lit?) maintenant que je me suis fait la main!

lundi 20 avril 2009

Madeleine, d'Amanda Sthers

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Amanda Sthers, ex-femme de Patrick Bruel, mère de ses 2 enfants, et dont le talent semblait reconnu... Tout celà m'intriguait.

Et c'est à l'occasion d'une commande sur le site de la Fnac que, marketing aidant puisque le livre est récemment sorti en poche, je me suis procuré Madeleine, son 4ème livre si mes calculs sont bons. (après Ma place sur la photo (un récit autobiographique) en 2004, Chicken street en 2005 (roman) et Le Vieux Juif blonde (une pièce de théâtre) en 2006).

Vous pouvez aller sur le site Evene pour avoir le résumé, bien que, selon moi , il n'y ait pas vraiment intérêt à savoir 'de quoi ça parle'. J'aime bien l'extrait choisi pour la 4ème de couverture, qui me paraît suffisant, et me semble donner un bonne idée de l'ambiance du roman :

"Il l'a vouvoyée, il n'a parlé de rien. Ni de maisons, ni de ce lit, ni de cette fois. Est-ce un rendez-vous? Une deuxième visite? Il a donné l'heure d'arrivée de son avion. Le même, même jour. Déjà deux moi plus tard. Le souvenir est bien là, brûlant sur les cuisses de Madeleine. Est-ce qu'il faut aller chez le coiffeur? Du noir, ça mincit, mais la peur aussi, le lointain. Du marine? Du marron? Du temps, pas beaucoup? Que dit-elle? Elle dit oui, je vous attendrai. Le silence est long. "Vous me reconnaîtrez?" essaie-t-elle. Il ne répond même pas. Elle ne sait pas comment elle attrape un homme, ils lui glissent entre les doigts comme du vif-argent, et celui-là est plus qu'un homme. Il est celui qu'elle aime, celui qu'elle attendait."

Le tout se passe en Bretagne, et l'ambiance y est, la pluie, la grisaille, l'envie de rentrer dans un café bien chauffé, les crêpes brûlantes... Madeleine est sûrement une fille ordinaire, et c'est pour celà qu'elle est attachante. Elle l'est aussi parce que les phrases sont courtes, incisives, vont à l'essentiel et nous permettent ainsi de la saisir, Madeleine, et de la comprendre.

Belle entrée en matière donc dans l'univers d'Amanda Sthers, que j'inscris désormais dans la liste des 'vrais' écrivains (pardonnez-moi d'en avoir douté, mais je me méfie toujours des auteurs médiatisés...). Il me tarde désormais de découvrir ses autres écrits, dont le dernier, Keith me, a été publié l'an dernier.

Evidemment, je recommande.

Et vous, connaissez-vous Amanda Sthers?

vendredi 17 avril 2009

Tabliers : déclinaison

Déclinaison avec bavette

J'amortis le patron du tablier sans bavette de Marie-Claire Idée en le déclinant...

Avec ou sans volants, j'ai également tenté le coup en rajoutant une bavette, car force est de constater que pour faire la cuisine, mieux vaut un bon grand tablier.

NB : j'avais demandé au photographe de ne prendre QUE les tabliers en photos (sans ma tête quoi) mais il est tellement amoureux ;-) qu'il n'a pas supporté de me couper en 2. Résultat : on me voit malade, fatiguée, et pas maquillée _ mais je n'ai pas le temps de retailler les photos, donc c'était ça ou rien!

Toile de jouy et toile à torchon, très vintage.

Des ronds acidulés pour aller avec le décor orange de chez ma tante

Du vert pomme et du turquoise, pour donner bonne mine à ma grande soeur qui travaille trop.

Re de la toile de Jouy et des fleurs en prime pour le printemps

Des modèles vraiment simples à réaliser, j'ai adoré faire le mélange des couleurs.

jeudi 16 avril 2009

Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas

Le 5 janvier dernier, alors que tous les convives avaient déserté la maison un temps envahie peour les fêtes de fin d'année, et que je désespérais de n'avoir pas encore accouché, j'ai décidé de tuer l'attente en entamant un bon gros roman classique : Le Comte de Monte-Cristo. Au programme, 2 tomes de 700 pages : ma petite pouvait bien se faire attendre encore 3 semaines, je ne risquais pas de m'ennuyer.

Elle a finalement pointé le bout de son nez le 11, et le temps s'est arrêté autour de la 400ème page. Puis plus rien pendant, pffff, au moins un mois. Mais comme je n'abandonne jamais une lecture, surtout quand elle me plait, je me suis ressaisie, organisée, et j'ai repris ma lecture.

Le 5 avril dernier, je lisai la dernière page du 2ème tome. Trois mois donc pour achever un livre, c'est mon record, à n'en pas douter.

Mais le jeu en valait la chandelle. Car ce sont 1400 pages qu'on lit avec une facilité déconcertante, l'intrigue à la Dumas nous tient, et puis c'est si bien écrit, souvent je m'arrêtais au milieu d'une page pour me dire 'Mais c'est incroyable, d'où sort-il ces phrases à la fois si simples et si précises?'.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, je renvoie à la page Wikipédia, plutôt bien faite.

Dumas (j'avais déjà lu Les Trois Mousquetaires quand j'étais ado, et La Reine Margot pendant ma grossesse) a ceci d'incroyable qu'il me semble accessible à tout lecteur, jeune, vieux, intello ou pas : je recommande donc évidemment!

Et vous, aimez-vous Dumas ?

mardi 31 mars 2009

Tablier sans bavette de Marie-Claire Idées

Le Marie-Claire Idées de ce printemps (mars 2009) m'a inspiré ce tablier sans bavette.

Assez simple à faire, je l'ai réalisé avec des bouts de tissus que j'avais en stock, donc dans des tons un peu plus 'hivernaux' que le modèle présenté page 75 du magazine.

Celà dit, comme la réalisation n'est vraiment pas compliquée (on peut supprimer les fanions sur le côté pour simplifier encore la chose), je pense que je vais m'en refaire un avec du Liberty ou autre tissu printanier, puisque j'ai prévu une descente au magazin de tissus cette semaine pour un renouvellement de stock...

mardi 24 mars 2009

Cartonnage : mes albums photos

Trois ans de photos en albums!

Le chantier était commencé depuis de longs mois, et je me suis enfin décidée à terminer la customization de ces albums, achetés moins de 10€ à Leclerc...

J'ai d'abord recouvert (comme on recouvre un livre) la 1ère et la 4ème de couverture avec des grandes feuilles de papier fin (style papier japonais) choisies dans des tons neutres.

Pour la 2ème et 3ème de couverture, j'ai simplement découpé et collé deux grands carrés de papier Canson pour cacher les découpes de la couverture.

Enfin, le plus drôle, j'ai décoré la couverture avec un matériel restreint : du carton ondulé dans deux coloris (blanc et gris-taupe), du Canson assorti, des plumes blanches et marrons, des fausses feuilles, des motifs en feutre et des étiquettes en carton pour marquer le contenu des albums.

Et voici 4 déclinaisons d'albums personnalisés :


Maintenant je n'ai plus qu'à m'avancer et en confectionner d'avance car le nombre de photos à classer à largement augmenté depuis la naissance de ma puce...

lundi 23 février 2009

Quand Yoyo dégraffait son corsage


J'allaite et c'est un fait ; j'ai la poitrine qui a quadruplé de volume.

Dans l'absolu, y a de quoi être contente
Mais en vrai, c'est triste.

Parce que dans l'absolu, t'as grave envie d'aller t'acheter des panoplies de soutiens-gorges pigeonnants à faire pâlir les détenteurs du calendrier Aubade (la classe) et la ramener ensuite torse bombé.

Mais en vrai, tu peux pas, car c'est PAS DU TOUT comme ça que ça se passe.

Car, quand bien même tu déciderais, jeune maman, de mettre ton opulente poitrine en évidence, sache que toutes les collections ne te sont pas accessibles. Car oui, il faut forcément des soutiens-gorge spécial allaitement. Des trucs avec les bretelles qui se détachent. Et les collections de 'soutiens gorge de maternité' ont deux inconvénients majeurs : d'une, elles sont hors de prix; de deux, elles sont très majoritairement affreuses. Tu es donc vouée à porter des soutiens-gorges moches ET chers pendant tout le temps que tu nourris amoureusement ton enfant.

Ton amoureux, le vrai, en attendant, se languit. Le mien, en tout cas. Car depuis le début de ma grossesse, je le gratifie des deux mêmes soutiens-gorge que je lave chaque jour en alternance. (Celà dit, pour le coup j'avais fait là une bonne affaire, car ils ne m'avaient coûté que 15€ chez H&M : je reconnais que j'ai poussé la rentabilité au maximum).

Alors oui, vous me direz, pour la pérennité de mon couple, je pourrais faire un effort et me fendre d'un vrai beau soutien gorge d'allaitement. Ca doit bien exister si on y met vraiment le prix. Sauf que, une fois que t'as ton super soutien gorge à 300€, t'es bien avancée. Parce qu'en plus de porter des soutiens-gorges laids, tu rajoutes également ce qu'on appelle des coussins d'allaitement. Joli petit nom n'est-ce pas. Si ces petits coussins te rajoutent encore un peu de volume (dont d'ailleurs tu n'as franchement pas besoin), ils t'enlèvent par contre une sacrée dose de glamour. Imaginez : vous dégraffez et là, pof, un coussin plein de lait maternel qui tombe. Great. D'ailleurs, comme en général, vous n'avez pas le temps de regraffer après la tétée, ces petits coussins manquent de s'échapper à n'importe quel moment (j'en ai rattrapé un in extremis à une caisse de supermarché, c'est dire).
Donc, selon moi, pas la peine de faire hurler ton banquier en investissant dans des soutiens gorges de maternité hors de prix dans lesquels tu vas ajouter des éponges absorbantes. Quant à essayer de se passer de ces petits coussins certes disgracieux, mais si efficaces, ce n'est pas la peine. Le glamour en prendrait encore un coup, et autrement plus fatal.

Conclusion : le jour où je retournerai dans un magasin de lingerie, je le sais, ce sera pour m'acheter un pauvre 85B. Avouez que c'est tout de suite moins fun, et pour moi, et pour mon amoureux...

En attendant, j'ai adopté une positive attitude imparable :
1/ profiter malgré tout de ces rondeurs tombées du ciel et vouées à disparaître aussi vite qu'elles sont apparues.
2/ en rire avec mon amoureux (et lui promettre main sur le coeur que j'irai renouveler ma garde-robe de sous-vêtements dès que j'aurai retrouvé une taille normale)
3/ me rappeler que l'essentiel, en ces temps mouvementés, c'est quand même que notre petite puce soit bien nourrie!

I'm re-re-re back !


TADAAAA!

Oui je sais, trois mois sans nouvelles, alors que je n'avais que ça à faire, quelle honte. Enfin, que ça, disons, jusqu'au 11 janvier dernier, date à laquelle le temps s'est arrêté : bébé est né! Depuis lors, je n'ai plus guère maîtrisé grand chose de mes journées, courant après le sommeil pour m'assurer de ne pas sombrer dans la dépression post-natale tant redoutée. Et, tant bien que mal, il semble que j'y sois parvenue
Et là, je sens que l'énergie revient, alors je me reconnecte, enfin, à la blogo.

Il faut dire qu'entre temps, un autre événement de taille à bouleversé mon quotidien : quand je vous avais exposé mon environnement de vie très campagnard, figurait à la liste des inconvénients l'absence d'adsl. Hé bien ce point est réglé depuis le 24 décembre (comme un cadeau du Père Noël) : nous avons désormais un accès illimité, haut débit et en wifi à la maison. Je ne vous cache pas que cela nous change la vie.

Bon, de là à dire que l'événement est comparable à la naissance de ma puce, j'avoue, c'est un peu exagéré.
Mais quand même.

Bref, une énergie grandissante et l'internet à portée de main, cela fait deux bonnes raisons d'être un peu plus assidue sur ce blog.

Maintenant, y a plus qu'à tenir cette bonne résolution !