lundi 10 mars 2008

Le massage de Giuseppe

Je vous disais ici que j'accompagnais ma boîte en séminaire. Malgré le stress inhérant à l'organisation d'un événement, j'ai quand même pu en profiter un peu. J'étais passée par une entreprise spécialisée dans l'organisation de séminaire, qui m'avait gentiment offert un massage dans un centre de thalasso.
Je n'avais jamais été massée par un pro, j'étais donc toute guillerette à l'idée de me faire papouiller par une masseusse experte en la matière, juste pour le plaisir, puisque je ne suis pas tellement sensible au mal de dos ou autres douleurs articulaires.

Me voilà donc en peignoir avec mon bon pour un "massage sous affusion d'eau", une dénomination dont j'ignorais la signification. Je vois arriver 2 personnes, un homme et une femme. Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai compris que c'était l'homme qui allait s'occuper de mon cas, persuadée que le métier de masseur ne se déclinait qu'au féminin...

L'homme, une trentaine d'année, plutôt basané, n'est vêtu que d'une serviette autour de la taille (inutile de vous dire que sa collègue féminine est habillée normalement). Il se présente, Giuseppe (à prononcer avec l'accent italien), je comprends qu'il ne parle pas le français. Je me sens vaguement dans un film bourré de cliché : vous voyez, le masseur italien, un peu macho, qui vous fait un clin d'oeil et vous embobine avec son accent du sud. Hum hum, un temps, je me demande pourquoi je ne suis pas allée skier comme tout le monde plutôt que de me fourrer dans ce truc.

Bon gré mal gré, je suis Giuseppe, qui me fait entrer dans une salle à la pénombre romantique, et m'explique gentiment que je dois enlever mon maillot et enfiler une espèce de string en papier avant de m'allonger sur le dos. Gentleman, il sort le temps que je me mette en condition.
Pfiou, d'un coup, je suis tendue à mort et me dit que le massage ne servira qu'à me détendre de cette épreuve. J'enfile ce truc ridicule et m'allonge sur le dos, ferme les yeux pour tout oublier, et martèle intérieurement "C'est son métier, c'est comme les médecins hein, ils sont là pour vous faire du bien, pas de raison d'être pudique, sinon il ne peuvent pas faire leur métier".
Giuseppe revient dans la pièce, met des jets d'eau en route, genre une pluie fine sensée vous appaiser, et commence son massage. La face 1 est stressante. Vivement qu'il me dise de me retourner pour me masser les épaules. Il finit par me le dire, ouf, ça y est, je peux enfin me détendre. La face 2 du massage est autrement plus agréable. Ca finit par un jet d'eau bien glacée (le sournois, il m'avait pas prévenue), plutot revigorant.
Finalement, j'aurais bien continué un peu de se côté là, je dois avouer que Giuseppe commençait à me faire du bien.

Me voilà détendue, je dois me dépécher de rentrer à l'hotel pour vérifier que tout est en place pour une réunion générale. Je rallume mon portable, j'ai un message m'expliquant qu'un des participants s'est cassé le poignet sur les pistes. Il en fallait bien un. Petite montée de stress, je parviens finalement à faire en sorte qu'il soit rapatrié à l'hotel (il avait eu la bonne idée de se vautrer à l'autre bout du domaine skiable). Il est un peu sonné, mais n'a qu'un bras dans le plâtre; je vais lui chercher les dafalgan que j'avais fourré dans mon sac in extremis avant le départ. Instint maternel oblige...

Le reste s'est déroulé à peu près normalement; j'ai pu, le lendemain, aller skier une journée entière sous un soleil de plomb, ça m'a réconciliée avec l'idée d'un séminaire d'entreprise qui empiète sur le week-end.

Au final, un premier séminaire dont ma petite personne a, malgré tout, su tirer profit. C'est toujours ça de gagner.

La conclusion, c'est qu'un séminaire, c'est quand même un exercice périlleux : on est dans un autre cadre, on voudrait bien se lâcher, être normale, mais non, toujours se souvenir que les gens qui vous entourent restent avant tout des collègues... J'aurais bien de quoi glauser sur les relations humaines entre collaborateurs, les rapports hiérarchiques, les cachoteries, les cancans, les langues de vipère (pour rester polie) qui croient qu'on ne les entend pas, mais ce n'est pas le propos.

Le propos c'était Giuseppe. Mais je préfère quand même, de loin, les massages de l'Homme.

Et vous, vous avez une expérience de massage? Vous aimez ça ou vous trouvez que c'est un truc de vieux?

3 commentaires:

Foley a dit…

A part une fois chez l'esthéticienne où je me suis pratiquement endormie tellement j'étais relaxée, jamais eu d'expérience de massage de ce genre. Avec un Giuseppe vêtu d'une serviette et moi en string en papier lol. Sacré expérience!

Loukoum 1ère a dit…

AHAHAHAHAHAHAH ta première expérience du string papier....:-D J'adore !

J'aime les massages je trouve cela vraiment relaxant, apaisant, voir même dépaysant. Ca me fait penser que je ne suis jamais tombé sur UN masseur... Je suis preneuse s'il s'appelle Juan Martin ;-))

Yoyo-qui-vous-répond a dit…

Petite coquine Loukoum ;-)