vendredi 29 février 2008

Environnement de vie


Volet number 2 de la saga Qui suis-je? (le volet 1, c'est par ici) : où vis-je donc?
Comme en atteste la photo ci-dessous (coucher de soleil hivernal): clairement à la campagne; pour être plus précise dans la vallée du Tarn, à une bonne trentaine de kilomètres de la ville (rose).
Et j'adoooore.

D'abord, l'endroit est superbe. Mais ça ne fait pas tout : y a plein de gens qui trouvent ça joli, mais bon, juste pour un week-end. Après, y vivre, c'est différent. Certes.


Ce qui est marrant, c'est que, gamine, je n'ai jamais vécu à la campagne. Par contre, j'ai toujours voué une admiration sans borne à la vie à la campagne. Mes seules racines campagnardes remontent à 3 générations. Ma grand-mère avait vécu, enfant, dans la campagne lorraine et s'en était enfuie dès le jour de son mariage, pour rejoindre la ville. Elle détestait la campagne, mais emmenait ses petits enfants régulièrement faire le tour des villages où il lui restait de la famille. Je raffolais de ces tournée, j'étais admirative de ces bottes de foin, de l'odeur, des grands hangars ouverts sur la rue principale, de cette vie de paysans quoi!
Quand j'ai vu Manon des Sources pour la première fois, je me disais : Han, je veux vivre comme ça moi. Bon, mon père m'a expliqué que ça servait à rien que je fasse Sciences po si c'était pour élever des chèvres. Mais quoi, je pouvais rêver. Pfff.

Bref, tout ça pour dire que j'avais un a priori positif, et que, quand il s'est agi que quitter la capitale pour venir m'installer chez l'Homme au milieu des vignes, ben j'ai pas hésité.
  • Les avantages
Les avantages ne se sont pas démentis : le calme, la beauté des paysages, la vie tranquille. A celà se sont ajoutés les petits plus liés au mode de vie des paysans : j'ai découvert le troc et l'échange de bons procédés : le voisin nous apporte les oeufs de ses poules, moi je lui file mes tomates (ouais, je me suis même mise au potager, des fois je conduis le tracteur et tout et tout).

  • Les inconvénients
Des inconvénients, évidemment, il y en a.
Quand on habite à 5 km de la moindre boulangerie, ben forcément, ça donne le ton. La voiture, c'est un peu ma 2ème maison. Bah ouais, parce que je ne fais pas les marchés pour vendre mes salades hein. J'ai un vrai métier, avec un ordinateur, où je dois être bien habillée et tout... Et mon bureau, il est en ville.
Donc des kilomètres en voiture, ça, j'en avale.

L'autre inconvénient, c'est qu'on n'a pas accès à l'adsl. Et pour une fille moderne comme moi, dont le métier est justement lié au web, c'est particulièrement ennuyeux. C'est quand même pas de bol, parce qu'il parait que seuls 4% des français n'ont pas le haut débit.
Et comme sans haut débit, je ne peux pas imaginer bosser depuis la maison, pour l'instant je suis condamnée à subir ces deux inconvénients majeurs.

Ensuite, bon, y a le fait que le matin avant de partir au boulot (imaginez-moi avec mes petits escarpins et mon brushing), je dois aller nourrir les canassons. Ouais, on a des chevaux dans un pré. Perso pour moi, c'est juste des bouches à nourrir en plus, mais bon, ma belle-fille, vous le savez, est fan d'équitation donc je lui dois bien de nourrir ses chevaux quand je suis toute seule à la maison.



Sinon, nan, pas d'inconvénients.
L'art de vivre à la campagne c'est une seconde nature pour moi.

En fait, je crois que ce qui me plait le plus, c'est justement ce contraste entre mon lieu de vie et ma vie professionnelle ; cette complémentarité entre le bon sens paysan et mon éducation; cette incohérence entre mes tenues de paysannes et mes virées chez Sephora...

Et vous, vous vivez où? A la ville, à la mer, à la campagne?

3 commentaires:

fanette a dit…

Paris. A part ça je suis terrassée. Yu as une sorte de vie de rêve. On dirait un film américain. Le matin de Yoyo : petite jeune actrice mignonne qui s'arrange, tu sais, gros plan sur les mains, la figure, le maquillage, les bas, le petit dej, et puis là : gros plan sur les bottes, et on recule pour voir notre Yoyo en pied, petite tenue mode toute zoulie, bas, maquillée avec des bottes de pêcheur, pour aller nourrir les canassons comme la meilleure des belle-mère qu'elle est !!! Elle doit t'adorer ta belle-fille, non? Trop génial !!!
A part, les photos de campagne, c'est quand tu veux. ça me donne les larmes aux yeux, mon coeur bat plus vite, un souffle exaltant me traverse, je bosse mieux après donc c'est bon pour ma productivité perso.

Yoyo a dit…

Il me donne des frissons ton commentaire Fanette! C'est un peu ça ma vie, enfin en tout cas je suis heureuse et je me dis que j'ai de la chance, mais que la chance, ca s'entretient et se mérite, alors ces pour ça que je peux bien me lever 10 minutes plus tôt pour enfiler des bottes de pêcheur pour aller filer de l'avoine dans la gadoue!
Sinon, pour les photos de campagne, y en aura! J'ai un nouvel appareil photo que je commence à maîtriser, et avec le printemps qui arrive, ça promet de jolis instants!
Merci Fanette

Loukoum 1ère a dit…

Et bien moi tu le sais je suis parisienne. Et j'ai beaucoup de mal à quitter ma ville pour plus d'un week-end. Je voudrais pourtant bien pouvoir vivre au calme, loin de ces bruits, le métro, les tours. Alors juste j'admire car je ne pourrais pas vivre à la campagne (sans adsl en plus...ok j'arrète de remuer le couteau ;-)).
je t'imagine toute pimpante donner à manger aux chevaux. Et perchée sur des escarpins 10 minutes après. En même temps cela ne me surprend pas. Tu as toujours été une mère poule chez C**** ;-)
Bisous poulette