mercredi 30 janvier 2008

Quand les taxis s'énervent

... Je mets près de trois heures pour arriver au bureau (contre 40 minutes en temps normal).

Alors voilà, c'est toujours le même dilemne : on voudrait bien les comprendre ces gens en colère, mais quand même : pour se faire entendre, sont-ils vraiment obligés de prendre les travailleurs en otage? Parce qu'il ne faut pas se leurrer : tous les gens qui se retrouvent bloqués en voiture à cause d'une grève sont ceux qui n'ont pas le choix de prendre la route, pour la simple raison qu'ils vont travailler. Alors on nous rétorque : Evitez de prendre la voiture ! Partez plus tôt de chez vous! Ou même prenez une journée RTT !

Ca me fait doucement rigoler :

- Evitez de prendre la voiture : moi perso, j'habite à 30 km de Toulouse, je serais RAVIE qu'il y ait des transports en commun, mais ça n'existe pas dans mon patelin. Pas de train, pas de bus. Pour utiliser les transports en commun, je dois de toute facon parcourir une bonne vingtaine de bornes pour rejoindre un bus ou un métro. Remarquez, c'est ce que j'ai fini par faire ce matin : après 2 heures dans ma voiture, dont 1h30 pour parcourir 3 km de périph, j'ai déposé ma voiture dans un parking, pris le métro, et marché une vingtaine de minutes pour rejoindre mon bureau. Pas forcément plus rapide que s'y j'avais persévéré dans les embouteillages, mais mes nerfs étaient moins sollicités.

- Partez plus tôt de chez vous : les enfants, on ne peut pas les déposer à 6h30 devant l'école. Là, je suis partie à 7h30 de la maison, je pouvais pas faire mieux.

- Prenez une journée de RTT : un journée pour la grève de la SNCF, une journée pour les taxis, une journée pour la grève du métro, une journée pour les camionneurs... A ce rythme, quelle liberté nous reste-il pour organiser nos congés?

Alors voilà, si vous êtes célibataire sans enfant et habitez proche de votre lieu de travail, vous pouvez vous en sortir. Pour les autres, rien à faire, il faut subir, tout simplement.

Dans le cas précis du blocus des taxis, je m'étonne que les pouvoirs publics ne puissent pas organiser des itinéraires alternatifs, au moins pour limiter la casse. Non, ils ne sont pas là pour ça. Pas là non plus pour discipliner les gens qui font montre d'une évidente incivilité dans les embouteillages : ceux qui prennent les bandes d'arrêt d'urgence, ceux qui font style "je vais prendre la bretelle, mais en fait non, oups je m'ai trompé, je me rabats sur le côté, j'ai évité 50 mètres d'embouteillages et niqué tout le monde, mais avec le sourire", ou encore - ce qui me choque le plus - ces furies qui descendent de leur véhicule pour tambouriner avec hargne sur la fenêtre de celui ou celle qui ne l'aura pas laissée se rabattre. Pfff

Voilà, à part ça tout va bien. Heureusement que j'avais bien dormi cette nuit ;-)

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