lundi 24 novembre 2008

Un sac à main pour ma grande soeur


Je profite du temps de grâce offert par le congé maternité pour faire un peu de couture.

Voici un sac à main offert à ma grande soeur. Le cahier des charges était simple : du vert pomme et du marron, et une grande taille pour pouvoir mettre tout le bazar d'une mère de 2 enfants.
Pour que le tout soit costaud et bien fini, j'ai doublé l'ensemble du sac. A l'intérieur, 3 poches de tailles différentes pour organiser au mieux le sac.

Le résultat lui a plu, mission accomplie!

dimanche 23 novembre 2008

La chambre de bébé, suite et presque fin

[ Avertissement : les photos sont de mauvaises qualités, elles ont été prises avec un vieil appareil et à 6h du matin donc sans lumière du jour....]

Hé oui me voilà déjà dans le 8ème mois, que le temps passe vite !

Côté matériel indispensable il ne nous manque plus qu'une baignoire, sinon tout est à peu près prêt pour l'arrivée de mademoiselle (qui n'a toujours pas de prénom ^^), poussette, cosy, transat, etc.

Vous pouvez même apercevoir les valises, qui sont également bien avancées en prévision du départ à la maternité...

Côté chambre, ça a bien avancé. Le papa a fabriqué porte et volets de la chambre (hé oui ils n'existaient pas) et a mis son talent au service de la rénovation d'une commode que nous avons achetée pour 3 francs six sous dans un troc et qui fera office de table à langer. Il m'a donc concocté un système de plateau dépliant sur lequel on peut poser un plan à langer.

Plateau fermé :


Plateau ouvert :


Je me suis ensuite chargée de la peinture, assortie au lit (blanche avec une petite frise rouge) et à la couture d'une housse de matelas à langer dans les tons beiges et blancs.

Côté déco, je me suis amusée et le résultat est finalement assez ... champêtre (mais à la campagne, rien de surprenant !) :

Un tableau noir que j'ai trouvé à 5€ chez Leclerc et que j'ai repeint (il était kaki) et transformé en abécédaire de fille. En prime une photo de ses deux parents faisant les zouaves dans un parc à New York :


Une frise de libellules multicolores (je maîtrise désormais parfaitement la technique des pochoirs!) :


Doublée d'une frise verticale de végétation :



Une petite chaise achetée chez Carrefour, pour laquelle j'ai confectionné un petit coussin en forme de fleur :

En prévision des nuits agitées où je serai amenée à migrer dans la chambre du bébé, j'ai installé un lit une place ayant servi déjà à mes deux beaux-enfants et confectionné par leur papa, repeint en blanc évidemment.

Avec du tissu blanc et des chutes de Liberty, j'ai pu faire une housse de couette réversible (un côté avec un coeur, un autre avec une fleur - mais pas de photo du verso).

Voilà, il ne reste donc plus que la finition de la déco, quelques cadres et lampes. Je dois dire que c'était du boulot, surtout quand on se souvient l'état de la chambre il y a encore 4 mois ...

Pour rappel :

samedi 25 octobre 2008

Lit de bébé et tour de lit


Petit à petit, la déco de la chambre du bébé avance... Mais c'est long : d'abord parce qu'on part de rien (murs, plafonds, parquets, mobilier : tout était à faire), ensuite parce que, je dois bien l'avouer, je fais tout au ralenti.

Dernier bricolage en date : le lit de bébé, un modèle des années 50 déniché au Troc de Lille pour 30 € dont voici un aperçu (après nettoyage et ponçage tout de même) :


Après l'habituelle sous-couche de blanc, je me suis contentée de peindre le tout en blanc et d'ajouter sur les côtés une petite frise en pochoir, ainsi que quelques touches de peinture sur les moulures pour un effet patiné.
(Nota : le sommier du lit était à refaire, le papa s'en est chargé...)

Comme la taille du lit n'est pas standard (d'ailleurs il m'en faudra un autre quand la petite se tiendra debout...), j'ai fait un tour de lit sur mesure et assorti aux rideaux, blanc avec des motifs appliqués et quelques points brodés.




Prochaine étape : acheter des draps housse et faire une gigoteuse assortie si j'en ai le courage !

mardi 7 octobre 2008

Un roman russe, d'Emmanuel Carrère


Cela fait également un bout de temps que je n'ai pas fait de compte rendu de lecture. Pour tout vous dire, j'ai passé une bonne partie de l'été à lire 'Guerre et Paix' de Tolstoi, un bon pavé de 900 pages, pavé qui en fait ne représentait que le 1er tome de l'oeuvre, ce dont je me suis rendue compte aux 2/3 de la lecture... Donc je dois encore lire le 2ème tome (idem 900 pages - youhou!) pour vous en parler. Mais comme le médecin m'a dit de m'allonger plus souvent, je devrais y arriver facilement!
Entre temps, j'ai fait une pause avec d'autres ouvrages, et notamment 'Un roman russe' d'Emmanuel Carrère (vous me direz, on reste dans l'Europe de l'Est). Et ce fut la belle surprise du mois de septembre. Je suis incapable de dire si j'avais déjà lu un de ses romans, peut-être 'La classe de neige', qui avait reçu le Prix femina, mais c'était en 95 et j'ai oublié.
Voici le résumé (evene.fr) :
'La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres quej'ai écrits ne parlent de rien d'autre. Après L'adversaire, je n'en pouvais plus.J'ai voulu y échapper. J' ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête. L' enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l'automne 1944 et, très probablement, a été exécuté pour faits de collaboration. C'est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille. Pour exorciser ce fantôme,j'ai suivi des chemins hasardeux. Ils m'ont entraîné jusqu'à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu'il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce. La folie et l'horreur me rattrapaient.'
Il s'agit donc d'un roman autobiographique, mais c'est tellement bien raconté qu'on n'oublie vite le côté moi-je pour ne garder que le roman. L'auteur, également journaliste, nous emmène en Russie, et raconte le tournage d'un documentaire 'Retour à Kotelnitch' (sélection officielle au festival de Cannes 2003), à l'occasion duquel il repart sur les traces de ses ancêtres, fouille dans son passé, se remet en question, fait le point sur le présent. C'est tortueux, scabreux, difficile souvent. Ses relations avec la femme qu'il aime sont destructrices, ca fleure le Beigbeder comme je l'aime.
Pas la peine de raconter l'histoire en détail, ce qui compte dans ce roman c'est le cheminement de l'auteur. Et ce cheminement est excessivement bien mené; aucune coupure, pas de long melo, beaucoup de justesse, des états d'âmes complexes mais jamais larmoyants.
Bref, j'ai adoré, et je recommande chaudement.
Et vous, connaissez-vous cet auteur ?

samedi 4 octobre 2008

Nouvelles règles du jeu

Oyé oyé bonnes gens, je reviens! Je vais essayer de m'y tenir, mais tout a changé (mon centre de gravité en premier).
Voici donc les nouvelles donnes concernant ma vie, et, par extension, mon blog :
- Je suis à +7,5 kg, à 5 mois et demi de grossesse. Dans la norme, mais quand même ca fait bizarre de prendre 500g par semaine. Tout se passe bien, bientôt tout le monde verra que je suis enceinte (c'est très frustrant quand les gens ne remarquent pas votre gros ventre. Surtout à la caisse de Carrefour. Le nombre de fois où je laisse passer des femmes enceintes, je voudrais bien que, tant que c'est mon tour, les gens fassent preuve d'un peu plus d'attention à mon égard. )
- Je ne travaille plus. J'ai signé mon solde de tout compte hier. Après un long feuilleton, beaucoup d'attente et d'énervement, j'ai enfin quitté l'entreprise dans laquelle je bossais depuis plus de 2 ans en tant que responsable com. Je suis enceinte et au chômage, à moi la précarité ! Je devrais m'en faire en ces temps difficiles mais ne m'en fais pas. Ma bonne étoile devrait me guider. Du coup, vous imaginez que mon quotidien a changé; je m'occupe à fond de mes beaux-enfants chéris, leur fait des bons petits plats, brique la maison de fond en comble (poussée d'hormones obligent), mets à jour mes albums photos, couds, bricole, lis, etc. Une vraie mère au foyer mais pas du tout desperate je vous assure.
- J'ai de nouveau une carte d'étudiant. A moi le tarif réduit au cinéma ! En prévision des quelques mois d'inactivité professionnelle qui s'annoncent, j'avais fait une demande d'équivalence pour des études en droit, à la suite de quoi j'ai gagné le droit de rentrer en 'Master 1 droit privé mentions sciences criminelles'. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre, on verra bien. Je vais suivre les cours par correspondance, et sur 2 ans, mais à partir de janvier seulement : les examens du 1er semestre sont prévus la semaine du 19 janvier, et cela me paraissait difficile de les assurer en sachant que la naissance de ma petite (ah oui, c'est une fille !) est prévue le 15 janvier. Bref, je ne sais pas trop dans quoi je me suis embarquée (ça coûte cher de reprendre des études!), on en reparlera dans quelques mois.
Du fait de ces changements, mon blog risque de se modifier légèrement :
- le design : moins de photos : hé oui, qui dit mère au foyer, dis pas d'adsl... Donc je me contenterai sûrement d'une photo par post, en attendant que le maire de notre commune se bouge les fesses pour nous donner accès on World Wide Web !
- les sujets de prédilection : mon petit bricolage, avec notamment le chantier de la chambre de la puce ; et moi, mon ventre et mes états d'âme. Il me reste 3 mois pour être narcissique sans complexe, je vais pas me gêner.
- la fréquence : je voudrais bien me tenir, malgré mes 56k, à 3 posts par semaine. Je vais essayer, je ne vous promets rien.
Voilà, du coup, évidemment, cela m'est difficile d'aller voir les blogs des autres en ce moment, je vais quand même essayer d'aller faire un petit tout régulièrement à la médiathèque du coin qui dispose de l'adsl (mais où on ne peut ni venir avec son ordinateur, ni brancher une clé usb sur leurs machines...).
Voili voilou, à très bientôt donc, j'espère que vous allez bien !

mardi 26 août 2008

Moi des années 50 à nos jours, ça décoiffe !

Moi en 1994 (pour de faux, hein, en vrai, j'avais 12 ans)
Ola todos !

Alors comme vous pourrez le constater, j'ai repris le boulot et suis submergée de travail ;-)

Non, en fait, qui dit reprise du travail dit retrouvailles avec le net (puisque, dans ma campagne, on n'a toujours pas l'adsl - oui, ca existe encore des gens en France qui paient 25€ par mois pour avoir une connexion bas débit qui, de surcroit, occupe la ligne téléphonique...).

Et voilà, aujourd'hui, on m'a fait découvrir un site qui m'a occupée un bon bout de temps : Year Book Yourself. Le principe : vous uploadez une photo de vous, que vous pouvez insérer dans des gabarits de photos très typés... L'idéal est d'avoir une photo de face (ce qui n'était pas mon cas, donc il y a certains gabarits - notamment ceux des années 50-60 avec des lunettes) où je n'ai pas pu insérer ma trombine. Ensuite, un petit module vous permet d'ajuster votre photo (rotation, agrandissement, centrage, etc.).

Bref, voici le très narcissique résultat en images (Mention spéciale pour les années 66, 76 et 84!) :


1958


1962


1966


1968

1972

1974


1976


1978


1980


1982


1984


1986


1988


1990


1992


1994


1996


1998


2000

C'est marrant non ?
Allez, filez donc faire votre YearBook, c'est par ici !

jeudi 17 juillet 2008

Une pêche plate dans un pamplemousse


Si j'ai disparu ces dernières semaines, c'est à cause d'une pêche plate. Enfin pas vraiment, mais c'est tout comme.

D'abord j'ai été un peu fatiguée, puis carrément exténuée. Le mois de juin si pluvieux, il tombait bien, puisque j'ai hiberné.

En fait, c'était juste normal : le 2ème mois de grossesse, il est fatiguant. Car oui, je suis enceinte. De 3 mois passés maintenant, donc ca va mieux.



Et pourquoi je vous parle de pêche plate ? Parce qu'il y a 15 jours, j'ai eu ma première échographie, laquelle m'a révélé que le tétard mesurait 7,6 cm et pesait 68 g.
J'ai cherché à quoi ça pouvait correspondre, pour réaliser.

J'ai pris un brugnon : bien trop gros.
Alors j'ai pris un abricot : trop petit, mais trop lourd.
Et puis finalement, j'ai attrapé une pêche plate, cette variété que je ne connaissais pas il y a quelques temps, qui semble plus répandue dans le Sud de la France que dans le Nord, et qui pourtant mériterait d'être connue de tous les français tant son goût est à tomber. Une pêche plate donc, bah ca faisait juste l'équivalent de mon tétard.

Parallèlement, j'avais lu qu'à 1 mois de grossesse, l'utérus de la femme a la taille d'une mandarine.
A 2 mois celle d'une orange.
A 3 mois celle d'un pamplemousse.

J'en déduis que le bonheur, ça tient à rien : juste une pêche plate dans un pamplemousse...

Et je décrète que ces histoires de fruits méritent bien une nouvelle catégorie !

vendredi 13 juin 2008

De mes spartiates et du temps qu'il fait

Je suis un peu déçue par la photo que je vous propose (en vrai et sur moi elles font hachement mieux), mais je n'ai rien de plus probant.

Bref, voici mes nouvelles spartiates, repérées il y a 15 jours au détour d'une vitrine au bras de mon namoureux, qui, à mon grand étonnement, avait stocké l'information et me les a offertes il y a 2 jours...

Je les adore. D'abord parce que j'en avais très envie, de spartiates. Ensuite parce qu'elles sont montantes, et que je trouve que c'est plus glamour ainsi. Enfin parce qu'elles ne me font pas mal aux pieds, ce qui est un point majeur.
Je devrais pas vous dire d'où elles viennent ni le prix, mais quand même, l'info est importante, alors je vous le dis : comme mes low boots chéries d'amour, ces spartiates viennent de chez Promod. Et leur prix est dérisoire, voyez vous-même.

Du coup depuis 2 jours, j'ai rangé mes low boots, persuadée que le port de spartiate impliquait nécessairement un retour du soleil.

Grave erreur.


Si grave qu'aujourd'hui, je me suis habillée d'une simple robe blanche et de spartiates, alors qu'il pleut inlassablement... J'ai bien regardé le ciel ce matin en me levant, mais il me semblait tout juste gris, comme chaque jour depuis un mois, quoi. Et puis je suis sortie, et c'est là que je me suis aperçue qu'il pleuvait. Mais plus le temps de me changer sous peine d'être en retard à l'école.


Du coup aujourd'hui au boulot, on dirait que je vais à la plage et on me prend pour une tarée, parce que la plage sous la bruine, c'est moyen-moyen.

De fierté, j'assume (genre je suis pas une tafiole moi, je me dégonfle pas).
Mais j'ai froid.
Et mal à la gorge.
Du coup je bois du thé chaud.

En attendant que le soleil, pour de vrai, me réchauffe...

mercredi 11 juin 2008

Mon cadeau à 9€90


Bon j'avais pô du tout prévu de faire un post genre "aujourd'hui c'est mon anniversaire".
Franchement, je m'en fiche un peu de mon anniversaire, j'aime pas trop être le centre de l'attention de tous. Quant aux années qui passent, elles m'indiffèrent pas mal, je sais pas pourquoi mais je me suis toujours dit qu'on devait être mieux à 30 ans qu'à 20. Et je trouve ça chouette les rides aux coins des yeux.

Bref, le temps qui passe n'est pas le sujet (contrairement à ce que laisserait présager la caricature).
[Celà dit, maintenant que c'est dit, vous avez bien évidemment le droit de me souhaiter un bon anniversaire, ça fait toujours plaisir.]

Donc si j'en arrive à parler de mon anniversaire alors que je ne l'avais pas prévu, c'est qu'il se trouve qu'il m'est arrivé un petit truc qui me fait dire qu'aujourd'hui, j'ai une bonne étoile. Bonne étoile que j'attribue à ce 11 juin 2008, précisément le jour de mes 26 ans.

J'ai pas gagné au Loto non, mais il se trouve que je suis tombée tout à fait par hasard sur LE foulard star de la blogo, ce qui n'est pas peu dire. Ce foulard dont nous a d'abord parlé Garance, puis tant d'autres blogueuses, parmi lesquelles, il y a 2 jours Balibulle.

Je suis fan de ce petit côté bohème, et pour une fois que je peux me payer un truc dont parlent les blogueuses hyper hypes de la mode, je suis plutôt fière.

Voilà, c'était mon petit bonheur du jour très futile. En même temps, si on peut pas être futile le jour de son anniversaire, où va le monde hein ?

vendredi 6 juin 2008

Rien n'va plus !


Bon oui je sais je suis tout sauf assidue sur ce blog, mais, comment vous dire ? Il y a un certain nombre de changements aux conséquences potentiellement ... importantes qui me secouent actuellement.

Rien de grave, au contraire peut-être devrais-je dire, mais disons que ça limite mon entrain à poster.

Cela dit, quelques petites remarques (en vrac, donc ne cherchez aucun rapport entre les différentes propositions) :

- Vous avez bien entendu le droit de me plaindre (ça fait toujours du bien),

- Je suis toujours aussi fan de Benjamin de la Nouvelle Star. Dégage Amandine.

- Yves Saint Laurent est mort; comme il faisait partie des rares figures de ce milieu que j'admirais, je suis triste.

- En l'espace de 15 jours, je suis devenue l'heureuse propriétaire de deux robes Maje. L'une, achetée d'occaz à ma copine Loukoum Première, sera parfaite à l'automne (les photos viendront le moment venu) ; l'autre devrait être dans ma boîte aux lettres ce soir et j'ai bien hâte de l'essayer car j'ai cédé à la tentation de la robe extra-longue. Ce soir le verdict tombera : est-ce qu'on peut faire 1,59 et porter des robes longues ?

- Je sais pas chez vous, mais ici, à Toulouse, l'herbe est plus verte qu'en Normandie. C'est joli, mais à force, c'est relou : je veux du soleil screugneugneu !

- Celà dit, j'ai mangé hier les premières courgettes de mon potager. Vraiment, rien à voir avec celles de Carrefour. Une tuerie. Maintenant, j'attends les tomates, mais pour ça, faut du soleil d'accord ?

- Je pense qu'il y a beaucoup de gens cons. Une collègue de bureau me parlait d'un bouquin sur les décisions idiotes dans l'entreprise (elle lit ce genre de choses le soir, ça me dépasse, mais bon) : en termes de management, de gestion des ressources humaines et de communication, beaucoup se croient experts, sous prétexte que ce ne sont pas des disciplines relevant de la 'science exacte' ; et cela est souvent dévastateur. Car il y a, et c'est prouvé, des règles, des compétences et des qualifications tout à fait spécifiques à ces disciplines.

- Je suis quant à moi en train de lire le Goncourt 2006 (et aussi Grand Prix du roman de l'Académie Française) 'Les Bienveillantes', de Jonathan Littell. En gros : la seconde guerre mondiale du côté des bourreaux. C'est assez remarquable. Je ferai un compte-rendu détaillé à la fin de ma lecture.

- Concernant la photo de ce post, je n'ai rien à dire sur l'ouvrage de Sempé. C'était juste pour le titre.

- Vivement le week-end prochain en Provence, je me vois déjà me prélasser au bord de la piscine et me faire chouchouter par Môman.

Sur ce, hauts les coeurs!

Et vous, ça va ?

mardi 27 mai 2008

Jeune fille, d'Anne Wiazemsky

Sans le savoir, j'avais un grand trou dans ma culture. Littéraire, cinématographique. Je ne connaissais pas Anne Wiazemsky, actrice et écrivain née en 1947, petite fille de François Mauriac et mariée, de 1967 à 1979, à un certain Jean-Luc Godart (un certain nombre de raisons donc pour en entendre parler...).

Ma môman chérie m'a offert ce petit livre récemment, que j'ouvris très incrédule puisque ne connaissant ni l'auteur ni l'ouvrage. Cela dit, j'aime bien, de temps en temps, lire des livres sans rien en avoir entendu auparavant. Ni critique, ni résumé. Je me plongeai même dans ce livre sans prendre connaissance de la 4ème de couverture.

Je ne compris donc pas tout de suite que la narratrice était en fait l'auteur elle-même, en 1965.
  • Voici donc l'histoire (extrait du résumé fait par Evene )
Printemps 1965. Anne, la narratrice, a dix-huit ans quand elle rencontre le cinéaste Robert Bresson. Cette entrevue a été organisée par son amie Florence, laquelle tenait le premier rôle dans 'Le procès de Jeanne d'Arc'. Persuadée que Anne est l'actrice idéale pour interpréter Marie dans 'Au hasard Balthazar', le prochain film du maître, Florence la pousse à auditionner malgré sa complète inexpérience. Au fil des séances d'essai, la présence d'Anne, son attitude, sa voix convainquent Robert Bresson de la nécessité de ce choix. Mais Anne est encore mineure, et il s'agit de faire accepter le projet à son grand-père, François Mauriac. Heureusement pour elle, ce dernier mesure toute l'importance de cette opportunité. Pendant plus d'un mois, Anne va faire l'expérience d'un plateau de cinéma. Robert Bresson, lui, instaure un jeu ambigu, entre séduction et domination. Bien que repoussant ses avances, Anne subit son emprise psychologique et le magnétisme de son génie artistique. L'actrice sent qu'une métamorphose s'opère en elle, suscitée par des désirs puissants mais confus, qui exacerbent sa sensibilité.


  • Ce que j'ai pensé du roman
J'ai tout aimé dans ce livre. Sa fraîcheur, le style très simple et très pudique, l'histoire aussi, à la fois universelle (celle d'une jeune fille mal dans sa peau qui s'affirme peu à peu), et si particulière, celle d'un monde à part, le cinéma. On croise, en toute insouciance, de grandes figures du 7ème art, dépeint avec le naturel et la curiosité d'une jeune fille de 18 ans sortie tout droit d'un lycée catholique de Passy.

Comme j'ignorai tout d'Anne Wiazemsky, d'abord actrice, puis devenue écrivain, je ne pouvais pas avoir de réticence a priori à l'égard de cette double casquette. Il n'y a de toute façon aucune raison d'en avoir, son écriture est parfaite, travaillée mais sans prétention, d'un naturel déroutant.

Bref, un livre que je recommande vivement, sorti en poche récemment donc très accessible. Je pense que je vais me pencher sur les autres oeuvres de cette auteur, notamment 'Canines' (Prix Goncourt des Lycéens en 1993) et 'Une poignée de gens' (Grand Prix du Roman de l'Académie Française en 1998). Mais comment ai-je pu passer à côté de tout cela ?!

Et vous, connaissez-vous Anne Wiazemsky ?