lundi 29 juin 2009

Tom est mort, de Marie Darrieussecq

Voilà bien longtemps _ en fait, depuis que le livre est sorti, il y a 2 ans_ que je voulais m'attaquer à Tom est mort. Je ne m'attendais à rien, si ce n'est un roman sur la mort d'un enfant, avec tout ce que celà comporte : l'évocation du deuil, le plus douloureux selon moi, l'absence, le vide.

Tom est mort est un roman. On a du mal parfois à s'imaginer que c'est une fiction. On se demande d'où l'auteur puise ces mots, qui reconstituent de si près la réalité d'une mère qui a perdu son enfant.

C'est la mère qui raconte, 10 ans plus tard, la mort de son enfant. Ou son enfant mort. Ou son enfant avant sa mort, et son enfant après sa mort. Le roman prend la forme d'un journal. Des réflexions au jour le jour, 10 ans après. On reconstitue l'histoire au fur et à mesure des pages, et en sourdine. Il y a très peu de factuel, donc pas de racolage. On sait à peine de quoi est mort Tom, 4 ans et demi. Si bien qu'on se focalise sur l'essentiel : la mort d'un enfant.

La résumé d'Evene dit ce qu'il faut :
Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour, quelques moments passent sans qu'elle pense à lui. Alors, pour empêcher l'oubli, ou pour l'accomplir, aussi bien, elle essaie d'écrire l'histoire de Tom, l'histoire de la mort de Tom, elle essaie de s'y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu'en sachant qu'il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d'avant pareillement, comme s'il fallait tout se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s'en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c'est sûr, la vérité gît dans les détails.

Je suis également d'accord, globalement, avec la critique que le site en fait. L'écriture est incroyable, c'est à celà qu'on se fait à l'idée que c'est une fiction, car une mère lambda ne trouverait pas ces mots là. Grâce à ce style, on reconstitue l'état de la mère, ses pensées, son cheminement_si cheminement il y a, ce satané 'travail de deuil'. On lit, difficilement, car c'est long, long comme le deuil, l'absence, la vie qui doit continuer.


Le livre m'a donc paru remarquable. Néanmoins, deux réfléxions me viennent.

Tout d'abord, on devine que Tom est mort d'un accident; on s'imagine que la mère pourrait se sentir coupable. De quoi, on ne sait pas vraiment, puisque les circonstances de la mort de Tom ne sont révélées qu'à la dernière page. Grâce à son mari, la mère semble balayer sa culpabilité éventuelle. Mais suffit-il d'une parole rassurante pour se convaincre qu'on n'y est pour rien? La culpabilité semble absente de ces 10 années de souffrance, alors qu'en réalité, ce sentiment est tenace, et résiste souvent aux innombrables tentatives des tiers de nous rassurer. Il y a quelque chose d'indécent dans la manière dont cette mère se déculpabilise. Car, quel que soit l'accident, la fatalité en jeu, on ne peut, en tant que mère d'un enfant de 4 ans et demi, s'empêcher de se demander ce qu'on aurait pu faire pour éviter celà, quand bien même rien n'y aurait fait. Or cette question est quasi absente du roman. La mère pleure son enfant, crée une relation unilatérale avec lui, se concentre sur sa mort, oublie presque les circonstances, et avance ainsi.

Dans la continuité de cette réflexion m'en vient une seconde : la mère de Tom est également mère de deux autres enfants, Vince et Stella. Ils semblent disparaitre. La mère de Tom , presque, n'est plus que la mère d'un enfant mort. Il est évident que, de la même manière qu'on dit souvent que l'enfant le plus difficile d'une fratrie est souvent le plus aimé, l'enfant mort est porté sur un piedestal. Mais n'y a-t-il pas un temps pour cela? La mère de Tom, toute à son chagrin, ne semble pas, en 10 ans, avoir le sursaut nécessaire pour se souvenir qu'elle a deux autres enfants. C'est comme si elle les sacrifiait sur l'autel de leur frère mort. Elle triple sa douleur en tuant, d'une certaine manière, ses deux autres enfants.

Malgré tout, je ne veux pas faire de psychologie du deuil bon marché. Je me convaincs qu'il s'agit d'un roman, et que celui-ci n'a pas vocation à être objectif ni à faire le tour complet du deuil d'un enfant.
Mais c'est peut-être parce qu'il raconte si bien l'absence et la mort que l'on voudrait qu'il raconte également ce qu'il y a au-delà : la vie après la mort d'un enfant, et malgré elle.

lundi 15 juin 2009

Le temps des cerises

Je dois le dire, je suis assez fière de ma nappe en lin pleine de cerises.

Le principe : les cerises sont thermocollées, les queues brodées au point de chaînette et les feuilles cousues par la tige du milieu.

Rien d'original, puisque les explications viennent du dernier Marie-Claire Idées de l'été (regorgeant de créas géniales et fraîches, soit dit en passant!) :


J'ignorais évidemment ce qu'était le point de chaînette, et encore plus comment on le réalisait. Grâce au site dédié au bricolage pour enfants (!), Tête à modeler, j'ai trouvé les explications nécessaires et me suis lancée dans la broderie de 32 tiges de cerises. Évidemment laborieux, et j'avoue que plus le temps passait, plus les points s'agrandissaient...

Quant aux feuilles, j'aurais dû les coudre à la main au 'point arrière', pourtant simplissime, mais là encore, je n'ai pas eu la patience et j'ai cousu à la machine.

Le résultat néanmoins me plaît beaucoup.

J'ai tout ce qu'il faut pour faire des sets de table assortis.
Y a plus qu'à s'y mettre!

jeudi 11 juin 2009

La classe de neige d'Emmanuel Carrère


J'avais découvert Emmanuel Carrère en lisant Un roman russe que j'avais beaucoup aimé. Je me suis donc procuré La classe neige, Prix fémina 1995.

Nicolas part en séjour à la montagne avec sa classe. Ce devrait être un moment de plaisir, mais une menace pèse sur lui. On ignore de quoi il s'agit, mais la tension est palpable tout au long du roman.

La lecture de ce roman est difficile. Non que les qualités littéraires de l'auteur soient à remettre en cause _ au contraire, l'écriture et la construction sont irréprochables; l'histoire est bien menée, on attend la suite. Mais l'œuvre retrace les états d'âmes d'un petit garçon se posant beaucoup de questions, comprenant à demi-mots le danger, perturbé à force de trop penser. Et le coeur se serre face à ces réflexions d'adultes infligées par la force des choses à un enfant.

Bref, le prix Fémina est largement mérité à mon goût, je confirme que j'aime cet auteur, original _ le thème du livre l'est résolument_ et dont le style a néanmoins tout d'auteurs plus classiques: travaillé, recherché et fluide à la fois.

Je vais donc poursuivre la découverte d'Emmanuel Carrère!
Et vous, avez-vous lu La classe de neige? D'autres romans de l'auteur ?

samedi 30 mai 2009

Orgueil et préjugés, de Jane Austen


Maman m'avait offert ce livre à la maternité, mais il a d'abord fallu que j'en finisse avec le Comte de Monte-Cristo pour le démarrer. Je voulais attendre d'avoir vu le film tiré du roman avec Keira Neightley, mais je sens que ce ne sera pas avant des mois (bien que j'aie le DVD), donc je vais faire les choses en deux temps.

Je n'avais jamais lu Jane Austen auparavant, sûrement l'occasion ne s'était-elle pas présentée. C'est désormais chose faite et j'en suis ravie : j'ai adoré! Ce n'est pas comme si l'action était haletante, non, tout de même celà se passe dans l'Angleterre provinciale du 19ème siècle. Mais l'ambiance est tellement agréable, les personnages dépeints avec tant de vivacité et de perspicacité que le tout se lit facilement. Surtout _ et c'est ce que j'apprécie en général dans les 'classiques'_, cet ensemble reste éminemment actuel. Malgré la pudeur et les moeurs retenues de l'époque, on sent que les problématiques _de l'amour, du mariage, de l'amitié et de l'inimitié_sont les mêmes, le cheminement intellectuel et sentimental identique...

Alors voici très brièvement de quoi il s'agit (résumé tiré du site Evene, toujours) :
Elizabeth est l'une des cinq filles de Mr. et Mrs. Benneth qui espèrent bien voir l'une d'entre elles gagner le coeur de leur riche voisin. C'est pourtant l'arrivée du riche et orgueilleux Darcy qui retiendra l'attention de la jeune fille. De là, commence une intrigue reposant sur deux personnages que l'orgueil et la condition sociale séparent. Quelle sera l'évolution de leur relation?....

Le roman (que j'ai lu en français) est évidemment extrêmement bien écrit. Les dialogues sont savoureux _ je me demande toujours si les gens parlaient vraiment si bien à l'époque, tant les phrases sont recherchées, les sentiments si bien évoqués et les sensations si parfaitement nuancées_, les descriptions opportunes, l'action joliment menée ...

Bref, un paisible moment de lecture !

Barboteuse en liberty


Chantier commun avec Maman : nous avons confectionné cette petite barboteuse en Liberty que j'avais vue dans le Marie-Claire Idées (toujours...) de cet été.

Maman s'est chargée de faire le patron (chose ardue car il fallait multiplier par 3,33 toutes les mesures fournies dans les explications...), de découper les tissus et de préparer l'ensemble.

J'ai achevé le tout en expérimentant les fronces (aux jambes, aux manches et au décolleté) et la couture de l'empiècement. Le tout fut laborieux, comme à chaque fois que je fais quelque chose pour la première fois, d'autant qu'il y avait pas mal de couture à la main (empiècement et boutons pression à l'entrejambe).

Celà dit, je trouve le résultat très chouette, et ce genre de vêtement est parfait pour l'été : fluide, léger ... et fleuri, pour être dans l'air du temps !

Seul bémol : les boutons-pressions ne sont pas très costauds, et dès que j'attrape Lisa dans mes bras, le tout a tendance à s'ouvrir. Il parait qu'il existe des bandes de boutons-pressions, peut-être que cela tient mieux (en plus de l'avantage de n'avoir pas à coudre patiemment 5x2 boutons à la mano!).

Maintenant que le patron est fait, je pense que je vais en profiter pour faire un deuxième exemplaire.

Et vous, ça vous plaît?

mardi 19 mai 2009

Rangement de chaise fleuri

Dernière réalisation en date : un rangement en tissu pour chaise. A l'heure du wifi, les ordinateurs se baladent, et tout le bazar qui va avec : lunettes, papiers, bouquins... Pour éviter que le salon ne se transforme en bureau, j'ai donc fait ce rangement fleuri : deux grandes poches de part et d'autre de la chaise, doublées de petites pochettes.

Pour tout vous dire, je trouve l'idée astucieuse. Je l'ai piquée dans le hors-série Marie-Claire idées spécial Fleurs d'avril 2009 :

A la base, il s'agit de rangements pour le lit. J'ai décidé d'adapter la chose pour une chaise, et le tout fut ... laborieux.

D'abord, il fallait modifier les mesures, et c'est toujours difficile de suivre les explications à la lettre quand on a changé les données de base. Un peu de calcul et de logique en viennent à bout. Sauf que je ne suis jamais très rigoureuse dans la découpe des tissus, si bien que j'ai du faire du rabibochage au moment de la couture... pour finalement me rendre compte que l'assise de ma chaise n'était pas carrée, mais avait des bords en biais. Les poches ne tombaient donc pas droit, j'ai du faire une couture supplémentaire pour rattraper le tout. J'ai aussi eu un peu de mal pour coudre les soufflets, les explications de MCI étant souvent sommaires et réservées aux expertes. Il faut dire que c'était une réalisation 3 étoiles...

Bref, c'était un peu du bricolage. Le résultat final est globalement sympa, mais je dois avouer que la finition n'est pas parfaite.

Je pense que je récidiverai pour une autre chaise (ou un lit?) maintenant que je me suis fait la main!

lundi 20 avril 2009

Madeleine, d'Amanda Sthers

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Amanda Sthers, ex-femme de Patrick Bruel, mère de ses 2 enfants, et dont le talent semblait reconnu... Tout celà m'intriguait.

Et c'est à l'occasion d'une commande sur le site de la Fnac que, marketing aidant puisque le livre est récemment sorti en poche, je me suis procuré Madeleine, son 4ème livre si mes calculs sont bons. (après Ma place sur la photo (un récit autobiographique) en 2004, Chicken street en 2005 (roman) et Le Vieux Juif blonde (une pièce de théâtre) en 2006).

Vous pouvez aller sur le site Evene pour avoir le résumé, bien que, selon moi , il n'y ait pas vraiment intérêt à savoir 'de quoi ça parle'. J'aime bien l'extrait choisi pour la 4ème de couverture, qui me paraît suffisant, et me semble donner un bonne idée de l'ambiance du roman :

"Il l'a vouvoyée, il n'a parlé de rien. Ni de maisons, ni de ce lit, ni de cette fois. Est-ce un rendez-vous? Une deuxième visite? Il a donné l'heure d'arrivée de son avion. Le même, même jour. Déjà deux moi plus tard. Le souvenir est bien là, brûlant sur les cuisses de Madeleine. Est-ce qu'il faut aller chez le coiffeur? Du noir, ça mincit, mais la peur aussi, le lointain. Du marine? Du marron? Du temps, pas beaucoup? Que dit-elle? Elle dit oui, je vous attendrai. Le silence est long. "Vous me reconnaîtrez?" essaie-t-elle. Il ne répond même pas. Elle ne sait pas comment elle attrape un homme, ils lui glissent entre les doigts comme du vif-argent, et celui-là est plus qu'un homme. Il est celui qu'elle aime, celui qu'elle attendait."

Le tout se passe en Bretagne, et l'ambiance y est, la pluie, la grisaille, l'envie de rentrer dans un café bien chauffé, les crêpes brûlantes... Madeleine est sûrement une fille ordinaire, et c'est pour celà qu'elle est attachante. Elle l'est aussi parce que les phrases sont courtes, incisives, vont à l'essentiel et nous permettent ainsi de la saisir, Madeleine, et de la comprendre.

Belle entrée en matière donc dans l'univers d'Amanda Sthers, que j'inscris désormais dans la liste des 'vrais' écrivains (pardonnez-moi d'en avoir douté, mais je me méfie toujours des auteurs médiatisés...). Il me tarde désormais de découvrir ses autres écrits, dont le dernier, Keith me, a été publié l'an dernier.

Evidemment, je recommande.

Et vous, connaissez-vous Amanda Sthers?

vendredi 17 avril 2009

Tabliers : déclinaison

Déclinaison avec bavette

J'amortis le patron du tablier sans bavette de Marie-Claire Idée en le déclinant...

Avec ou sans volants, j'ai également tenté le coup en rajoutant une bavette, car force est de constater que pour faire la cuisine, mieux vaut un bon grand tablier.

NB : j'avais demandé au photographe de ne prendre QUE les tabliers en photos (sans ma tête quoi) mais il est tellement amoureux ;-) qu'il n'a pas supporté de me couper en 2. Résultat : on me voit malade, fatiguée, et pas maquillée _ mais je n'ai pas le temps de retailler les photos, donc c'était ça ou rien!

Toile de jouy et toile à torchon, très vintage.

Des ronds acidulés pour aller avec le décor orange de chez ma tante

Du vert pomme et du turquoise, pour donner bonne mine à ma grande soeur qui travaille trop.

Re de la toile de Jouy et des fleurs en prime pour le printemps

Des modèles vraiment simples à réaliser, j'ai adoré faire le mélange des couleurs.

jeudi 16 avril 2009

Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas

Le 5 janvier dernier, alors que tous les convives avaient déserté la maison un temps envahie peour les fêtes de fin d'année, et que je désespérais de n'avoir pas encore accouché, j'ai décidé de tuer l'attente en entamant un bon gros roman classique : Le Comte de Monte-Cristo. Au programme, 2 tomes de 700 pages : ma petite pouvait bien se faire attendre encore 3 semaines, je ne risquais pas de m'ennuyer.

Elle a finalement pointé le bout de son nez le 11, et le temps s'est arrêté autour de la 400ème page. Puis plus rien pendant, pffff, au moins un mois. Mais comme je n'abandonne jamais une lecture, surtout quand elle me plait, je me suis ressaisie, organisée, et j'ai repris ma lecture.

Le 5 avril dernier, je lisai la dernière page du 2ème tome. Trois mois donc pour achever un livre, c'est mon record, à n'en pas douter.

Mais le jeu en valait la chandelle. Car ce sont 1400 pages qu'on lit avec une facilité déconcertante, l'intrigue à la Dumas nous tient, et puis c'est si bien écrit, souvent je m'arrêtais au milieu d'une page pour me dire 'Mais c'est incroyable, d'où sort-il ces phrases à la fois si simples et si précises?'.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, je renvoie à la page Wikipédia, plutôt bien faite.

Dumas (j'avais déjà lu Les Trois Mousquetaires quand j'étais ado, et La Reine Margot pendant ma grossesse) a ceci d'incroyable qu'il me semble accessible à tout lecteur, jeune, vieux, intello ou pas : je recommande donc évidemment!

Et vous, aimez-vous Dumas ?

mardi 31 mars 2009

Tablier sans bavette de Marie-Claire Idées

Le Marie-Claire Idées de ce printemps (mars 2009) m'a inspiré ce tablier sans bavette.

Assez simple à faire, je l'ai réalisé avec des bouts de tissus que j'avais en stock, donc dans des tons un peu plus 'hivernaux' que le modèle présenté page 75 du magazine.

Celà dit, comme la réalisation n'est vraiment pas compliquée (on peut supprimer les fanions sur le côté pour simplifier encore la chose), je pense que je vais m'en refaire un avec du Liberty ou autre tissu printanier, puisque j'ai prévu une descente au magazin de tissus cette semaine pour un renouvellement de stock...

mardi 24 mars 2009

Cartonnage : mes albums photos

Trois ans de photos en albums!

Le chantier était commencé depuis de longs mois, et je me suis enfin décidée à terminer la customization de ces albums, achetés moins de 10€ à Leclerc...

J'ai d'abord recouvert (comme on recouvre un livre) la 1ère et la 4ème de couverture avec des grandes feuilles de papier fin (style papier japonais) choisies dans des tons neutres.

Pour la 2ème et 3ème de couverture, j'ai simplement découpé et collé deux grands carrés de papier Canson pour cacher les découpes de la couverture.

Enfin, le plus drôle, j'ai décoré la couverture avec un matériel restreint : du carton ondulé dans deux coloris (blanc et gris-taupe), du Canson assorti, des plumes blanches et marrons, des fausses feuilles, des motifs en feutre et des étiquettes en carton pour marquer le contenu des albums.

Et voici 4 déclinaisons d'albums personnalisés :


Maintenant je n'ai plus qu'à m'avancer et en confectionner d'avance car le nombre de photos à classer à largement augmenté depuis la naissance de ma puce...

lundi 23 février 2009

Quand Yoyo dégraffait son corsage


J'allaite et c'est un fait ; j'ai la poitrine qui a quadruplé de volume.

Dans l'absolu, y a de quoi être contente
Mais en vrai, c'est triste.

Parce que dans l'absolu, t'as grave envie d'aller t'acheter des panoplies de soutiens-gorges pigeonnants à faire pâlir les détenteurs du calendrier Aubade (la classe) et la ramener ensuite torse bombé.

Mais en vrai, tu peux pas, car c'est PAS DU TOUT comme ça que ça se passe.

Car, quand bien même tu déciderais, jeune maman, de mettre ton opulente poitrine en évidence, sache que toutes les collections ne te sont pas accessibles. Car oui, il faut forcément des soutiens-gorge spécial allaitement. Des trucs avec les bretelles qui se détachent. Et les collections de 'soutiens gorge de maternité' ont deux inconvénients majeurs : d'une, elles sont hors de prix; de deux, elles sont très majoritairement affreuses. Tu es donc vouée à porter des soutiens-gorges moches ET chers pendant tout le temps que tu nourris amoureusement ton enfant.

Ton amoureux, le vrai, en attendant, se languit. Le mien, en tout cas. Car depuis le début de ma grossesse, je le gratifie des deux mêmes soutiens-gorge que je lave chaque jour en alternance. (Celà dit, pour le coup j'avais fait là une bonne affaire, car ils ne m'avaient coûté que 15€ chez H&M : je reconnais que j'ai poussé la rentabilité au maximum).

Alors oui, vous me direz, pour la pérennité de mon couple, je pourrais faire un effort et me fendre d'un vrai beau soutien gorge d'allaitement. Ca doit bien exister si on y met vraiment le prix. Sauf que, une fois que t'as ton super soutien gorge à 300€, t'es bien avancée. Parce qu'en plus de porter des soutiens-gorges laids, tu rajoutes également ce qu'on appelle des coussins d'allaitement. Joli petit nom n'est-ce pas. Si ces petits coussins te rajoutent encore un peu de volume (dont d'ailleurs tu n'as franchement pas besoin), ils t'enlèvent par contre une sacrée dose de glamour. Imaginez : vous dégraffez et là, pof, un coussin plein de lait maternel qui tombe. Great. D'ailleurs, comme en général, vous n'avez pas le temps de regraffer après la tétée, ces petits coussins manquent de s'échapper à n'importe quel moment (j'en ai rattrapé un in extremis à une caisse de supermarché, c'est dire).
Donc, selon moi, pas la peine de faire hurler ton banquier en investissant dans des soutiens gorges de maternité hors de prix dans lesquels tu vas ajouter des éponges absorbantes. Quant à essayer de se passer de ces petits coussins certes disgracieux, mais si efficaces, ce n'est pas la peine. Le glamour en prendrait encore un coup, et autrement plus fatal.

Conclusion : le jour où je retournerai dans un magasin de lingerie, je le sais, ce sera pour m'acheter un pauvre 85B. Avouez que c'est tout de suite moins fun, et pour moi, et pour mon amoureux...

En attendant, j'ai adopté une positive attitude imparable :
1/ profiter malgré tout de ces rondeurs tombées du ciel et vouées à disparaître aussi vite qu'elles sont apparues.
2/ en rire avec mon amoureux (et lui promettre main sur le coeur que j'irai renouveler ma garde-robe de sous-vêtements dès que j'aurai retrouvé une taille normale)
3/ me rappeler que l'essentiel, en ces temps mouvementés, c'est quand même que notre petite puce soit bien nourrie!

I'm re-re-re back !


TADAAAA!

Oui je sais, trois mois sans nouvelles, alors que je n'avais que ça à faire, quelle honte. Enfin, que ça, disons, jusqu'au 11 janvier dernier, date à laquelle le temps s'est arrêté : bébé est né! Depuis lors, je n'ai plus guère maîtrisé grand chose de mes journées, courant après le sommeil pour m'assurer de ne pas sombrer dans la dépression post-natale tant redoutée. Et, tant bien que mal, il semble que j'y sois parvenue
Et là, je sens que l'énergie revient, alors je me reconnecte, enfin, à la blogo.

Il faut dire qu'entre temps, un autre événement de taille à bouleversé mon quotidien : quand je vous avais exposé mon environnement de vie très campagnard, figurait à la liste des inconvénients l'absence d'adsl. Hé bien ce point est réglé depuis le 24 décembre (comme un cadeau du Père Noël) : nous avons désormais un accès illimité, haut débit et en wifi à la maison. Je ne vous cache pas que cela nous change la vie.

Bon, de là à dire que l'événement est comparable à la naissance de ma puce, j'avoue, c'est un peu exagéré.
Mais quand même.

Bref, une énergie grandissante et l'internet à portée de main, cela fait deux bonnes raisons d'être un peu plus assidue sur ce blog.

Maintenant, y a plus qu'à tenir cette bonne résolution !

lundi 24 novembre 2008

Un sac à main pour ma grande soeur


Je profite du temps de grâce offert par le congé maternité pour faire un peu de couture.

Voici un sac à main offert à ma grande soeur. Le cahier des charges était simple : du vert pomme et du marron, et une grande taille pour pouvoir mettre tout le bazar d'une mère de 2 enfants.
Pour que le tout soit costaud et bien fini, j'ai doublé l'ensemble du sac. A l'intérieur, 3 poches de tailles différentes pour organiser au mieux le sac.

Le résultat lui a plu, mission accomplie!

dimanche 23 novembre 2008

La chambre de bébé, suite et presque fin

[ Avertissement : les photos sont de mauvaises qualités, elles ont été prises avec un vieil appareil et à 6h du matin donc sans lumière du jour....]

Hé oui me voilà déjà dans le 8ème mois, que le temps passe vite !

Côté matériel indispensable il ne nous manque plus qu'une baignoire, sinon tout est à peu près prêt pour l'arrivée de mademoiselle (qui n'a toujours pas de prénom ^^), poussette, cosy, transat, etc.

Vous pouvez même apercevoir les valises, qui sont également bien avancées en prévision du départ à la maternité...

Côté chambre, ça a bien avancé. Le papa a fabriqué porte et volets de la chambre (hé oui ils n'existaient pas) et a mis son talent au service de la rénovation d'une commode que nous avons achetée pour 3 francs six sous dans un troc et qui fera office de table à langer. Il m'a donc concocté un système de plateau dépliant sur lequel on peut poser un plan à langer.

Plateau fermé :


Plateau ouvert :


Je me suis ensuite chargée de la peinture, assortie au lit (blanche avec une petite frise rouge) et à la couture d'une housse de matelas à langer dans les tons beiges et blancs.

Côté déco, je me suis amusée et le résultat est finalement assez ... champêtre (mais à la campagne, rien de surprenant !) :

Un tableau noir que j'ai trouvé à 5€ chez Leclerc et que j'ai repeint (il était kaki) et transformé en abécédaire de fille. En prime une photo de ses deux parents faisant les zouaves dans un parc à New York :


Une frise de libellules multicolores (je maîtrise désormais parfaitement la technique des pochoirs!) :


Doublée d'une frise verticale de végétation :



Une petite chaise achetée chez Carrefour, pour laquelle j'ai confectionné un petit coussin en forme de fleur :

En prévision des nuits agitées où je serai amenée à migrer dans la chambre du bébé, j'ai installé un lit une place ayant servi déjà à mes deux beaux-enfants et confectionné par leur papa, repeint en blanc évidemment.

Avec du tissu blanc et des chutes de Liberty, j'ai pu faire une housse de couette réversible (un côté avec un coeur, un autre avec une fleur - mais pas de photo du verso).

Voilà, il ne reste donc plus que la finition de la déco, quelques cadres et lampes. Je dois dire que c'était du boulot, surtout quand on se souvient l'état de la chambre il y a encore 4 mois ...

Pour rappel :